Un bâtiment d'habitation situé au cœur du Vieux-Nice a été entièrement évacué après qu'une expertise a révélé un risque d'effondrement imminent. La municipalité a pris un arrêté de péril et a procédé au relogement des quatre foyers concernés, une mesure de sécurité préventive face à la fragilité de la structure.
Points Clés
- Un arrêté de péril imminent a été pris pour un immeuble au 1 rue Droite et 2 rue du Collet, dans le Vieux-Nice.
- Le plancher du quatrième étage menace de s'effondrer, mettant en danger toute la structure.
- Quatre foyers ont été évacués et relogés par les services municipaux.
- Des travaux de mise en sécurité sont requis avant de pouvoir lever l'interdiction d'accès.
Une situation d'urgence dans un quartier historique
Au croisement de la rue Droite et de la rue du Collet, une artère très fréquentée du quartier touristique du Vieux-Nice, un immeuble de quatre étages est désormais silencieux. Depuis le 9 janvier 2026, l'accès au bâtiment est formellement interdit, comme l'indique un petit arrêté administratif affiché sur la façade de l'ancien bar-tabac Le Sauveur.
Cette décision a été prise par la Ville de Nice, en collaboration avec la direction de la gestion et de la prévention des risques majeurs (DGPRM), suite à des signes inquiétants de dégradation structurelle. La sécurité des habitants et des passants est devenue la priorité absolue.
Un diagnostic technique sans appel
Les services municipaux ont été alertés par des problèmes visibles au sein du bâtiment. Des "infiltrations depuis la toiture et des désordres importants sur les planchers et les escaliers" ont été constatés, nécessitant une évaluation approfondie. La Ville a alors mandaté un bureau d'études techniques pour inspecter la solidité de la structure.
Conclusions de l'expertise
Le rapport des ingénieurs a confirmé la gravité de la situation, soulignant plusieurs points critiques :
- Le plancher du quatrième et dernier étage présente un risque d'effondrement.
- L'immeuble subit un "probable tassement différentiel", un mouvement inégal des fondations qui fragilise l'ensemble.
- L'accès aux parties communes, notamment les escaliers, a été jugé trop dangereux.
Face à ces conclusions, la municipalité n'a eu d'autre choix que de prendre un arrêté de péril imminent. Cette procédure permet d'agir rapidement pour faire évacuer les lieux et imposer des travaux de consolidation.
Le relogement des résidents comme priorité
L'évacuation a concerné les résidents de quatre foyers différents. La Ville de Nice, par le biais de ses services et du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS), a immédiatement pris en charge ces familles pour leur trouver une solution de relogement temporaire.
"La priorité était de garantir la sécurité des occupants. Nos équipes se sont mobilisées pour accompagner chaque famille et leur proposer un hébergement adapté le temps nécessaire", a précisé une source à la mairie.
Cette prise en charge rapide a permis d'éviter que les résidents ne se retrouvent sans solution face à cette situation soudaine et stressante. L'accompagnement se poursuivra jusqu'à ce qu'une solution pérenne soit trouvée.
Quel avenir pour l'immeuble ?
L'interdiction d'accès est une mesure provisoire. La mairie a précisé que cet arrêté "n'aboutit pas nécessairement à la destruction d'un immeuble". L'objectif est avant tout de sécuriser le bâtiment pour éliminer tout danger.
Le syndic de copropriété a désormais la responsabilité d'engager les travaux conservatoires de mise en sécurité. Ces interventions viseront à stabiliser la structure, notamment en consolidant les planchers et en s'assurant de l'intégrité des fondations et de la toiture.
La procédure de péril imminent
Un arrêté de péril imminent est une mesure administrative d'urgence prise par le maire lorsqu'un bâtiment présente un danger grave et immédiat pour la sécurité publique. Il permet d'ordonner l'évacuation des lieux et la réalisation de travaux de sécurisation dans des délais très courts pour prévenir un effondrement.
L'interdiction d'accès ne sera levée qu'une fois que ces travaux auront été réalisés et qu'une nouvelle expertise confirmera que le danger est écarté. Les résidents devront donc patienter avant de savoir s'ils pourront un jour réintégrer leur logement.





