Ce lundi matin, des milliers d'usagers de la ligne 1 du tramway à Nice ont vu leur trajet fortement perturbé. Un camion a percuté et endommagé une ligne électrique aérienne dans le centre-ville, provoquant une interruption de service de plus de six heures et des dégâts estimés à 50 000 euros.
L'essentiel de l'information
- Un camion a arraché une ligne aérienne du tramway Ligne 1 à Nice.
- L'incident a eu lieu à 6h47 près du pont de la gare Thiers.
- Le trafic a été interrompu pendant plus de 6 heures sur un tronçon central.
- Le coût total des réparations et des pénalités s'élève à environ 50 000 euros.
- La facture sera adressée au conducteur du camion et à son assurance.
Un réveil difficile pour les usagers niçois
La journée a commencé difficilement pour de nombreux Niçois ce lundi 9 février 2026. Dès les premières heures de la matinée, la circulation de la ligne 1 du tramway, axe névralgique des transports en commun de la ville, a été brutalement interrompue sur sa portion la plus fréquentée.
L'incident, survenu à 6h47, a pris au dépourvu les voyageurs se rendant au travail ou à leurs occupations. Rapidement, les quais des stations du centre-ville se sont remplis, laissant place à l'incompréhension et à la recherche de solutions alternatives.
Les détails d'un incident coûteux
L'origine de cette panne majeure se trouve près du pont de la gare Thiers, un point de passage bien connu pour ses restrictions de hauteur. Selon les informations recueillies, le conducteur d'un poids lourd n'a pas respecté les panneaux de signalisation de gabarit.
En s'engageant sous le pont, son véhicule a heurté et arraché la ligne aérienne de contact (LAC) qui alimente le tramway en électricité. L'impact a provoqué un arc électrique puissant, causant des dommages importants.
« C’est comme d’habitude : un conducteur de poids lourd n’a pas fait attention aux panneaux de gabarit et arrivé au niveau du pont près de la gare Thiers, a provoqué un arc électrique. Cela a fait fondre la ligne aérienne de contact et a touché l’isolateur de section », a expliqué Gaël Nofri, président de la régie Lignes d’Azur.
Il a également précisé que « les dégâts étaient plus importants que d’habitude », ce qui justifie le long délai d'intervention.
Plus de six heures d'intervention
Face à l'ampleur des dégâts, les équipes techniques de Lignes d'Azur ont été mobilisées d'urgence. La complexité de l'opération a nécessité une interruption totale du trafic sur le tronçon central de la ligne 1 pendant une grande partie de la matinée.
Une organisation de crise pour maintenir le service
Pour limiter l'impact sur les voyageurs, Lignes d'Azur a rapidement mis en place un service partiel. Le trafic a été maintenu en deux sections distinctes :
- Entre les stations Henri-Sappia et Gorbella au nord.
- Entre les stations Opéra - Vieille Ville et Hôpital Pasteur à l'est.
Aucun tramway n'a pu circuler entre les arrêts Gorbella et Opéra - Vieille Ville, obligeant les usagers à trouver d'autres moyens de transport pour traverser le cœur de Nice.
Ce n'est que peu après 13 heures que la réparation a été achevée et que le trafic a pu reprendre progressivement sur l'ensemble de la ligne, soit plus de six heures après l'incident initial.
Une facture de 50 000 euros pour le responsable
Si la régie des transports a pris en charge les réparations pour rétablir le service au plus vite, le coût de l'opération ne sera pas supporté par le contribuable. Gaël Nofri a été très clair sur ce point : la responsabilité de l'incident est entièrement imputable au conducteur du camion.
Détail des coûts de l'incident
La facture totale est estimée à environ 50 000 euros. Elle se décompose comme suit :
- 30 000 euros pour les réparations matérielles (remplacement de la ligne, de l'isolateur et intervention des équipes).
- 20 000 euros au titre d'une somme forfaitaire pour l'interruption du réseau et la gêne occasionnée.
« Dans un cas de figure comme celui-là, Lignes d’Azur se retourne systématiquement vers le conducteur et son assurance afin de régler le montant des travaux », a confirmé le président de la régie.
Cet événement rappelle que le non-respect de la signalisation routière peut avoir des conséquences financières et logistiques très lourdes, affectant des milliers de personnes dans leur quotidien.





