Une opération de police d'envergure, menée le 17 février à Nice, a permis le démantèlement d'un réseau de trafic de stupéfiants. Dix personnes ont été interpellées et près de 50 kilogrammes de cannabis ont été saisis, ainsi que des véhicules, de l'argent liquide et un bateau.
Cette action est le fruit d'une enquête minutieuse initiée en janvier par le Service local de police judiciaire (SLPJ) de Nice, qui a mis au jour une organisation bien structurée opérant dans la ville.
L'essentiel de l'affaire
- Une opération de police a eu lieu le 17 février à Nice, aboutissant à 10 interpellations.
- Près de 50 kg de cannabis et 150 g de cocaïne ont été saisis.
- Trois véhicules, un bateau d'une valeur de 30 000 euros et 3 400 euros en espèces ont également été confisqués.
- Huit des personnes interpellées seront présentées à la justice pour leur implication présumée dans le réseau.
Une enquête de plusieurs semaines
L'affaire a débuté au début de l'année, lorsque les enquêteurs du SLPJ de Nice ont reçu des informations concernant des livraisons de stupéfiants. Une adresse située rue Charles-Baudelaire a particulièrement attiré leur attention, devenant un point central de leurs investigations.
Sous la direction du pôle spécialisé du parquet de Nice, les policiers ont déployé d'importants moyens. Des surveillances physiques et techniques ont été mises en place pendant plusieurs semaines. Ce travail de longue haleine a permis de documenter les activités du réseau.
Les enquêteurs ont observé des mouvements réguliers de produits stupéfiants et identifié plusieurs individus et véhicules impliqués dans ce qui s'est révélé être un trafic bien organisé.
L'opération du 17 février
Forte des éléments accumulés, la police a décidé de passer à l'action. Le 17 février, une vaste opération coordonnée a été déclenchée simultanément à plusieurs endroits de la ville. Au total, dix personnes ont été interpellées au cours de cette journée.
Les forces de l'ordre ont ensuite procédé à des perquisitions dans différents lieux liés aux suspects. C'est dans un box de garage qu'a eu lieu la découverte la plus significative.
Bilan des saisies
- Résine de cannabis : 45 kilogrammes
- Herbe de cannabis : 4,5 kilogrammes
- Cocaïne : 150 grammes
- Argent liquide : 3 400 euros
La valeur marchande des stupéfiants saisis est considérable et représente un coup dur pour l'organisation criminelle. Les enquêteurs estiment avoir frappé le cœur logistique du réseau.
Des biens de valeur confisqués
Au-delà des stupéfiants, les saisies témoignent des profits générés par le trafic. Les policiers ont confisqué plusieurs biens utilisés pour les activités illégales ou acquis grâce à l'argent de la drogue.
Trois voitures ont été saisies : une Smart Fortwo, un utilitaire Opel Vivaro et une Volkswagen Up. Ces véhicules étaient vraisemblablement utilisés pour le transport des produits et les livraisons.
La saisie d'un bateau, un signe extérieur de richesse
La saisie la plus notable est sans doute celle d'un bateau semi-rigide. Ce type de bien, dont la valeur est estimée à environ 30 000 euros, illustre la capacité financière du réseau et la volonté des trafiquants de blanchir l'argent du trafic dans des biens de luxe.
La confiscation de ces avoirs criminels est une composante essentielle de la lutte contre le trafic de drogue, visant à priver les organisations de leurs moyens financiers et logistiques.
Des suites judiciaires imminentes
À l'issue des gardes à vue, le sort judiciaire des suspects se précise. Sur les dix personnes interpellées, huit — sept hommes et une femme — seront présentées à la justice ce vendredi.
L'enquête a permis de déterminer les rôles présumés de chacun au sein de l'organisation. Les profils varient, allant du gérant présumé du réseau aux livreurs, en passant par les « nourrices », des personnes chargées de stocker la drogue et l'argent dans des lieux sécurisés.
Les procédures judiciaires seront différentes selon le degré d'implication :
- Cinq personnes comparaîtront en comparution immédiate, une procédure rapide pour les délits flagrants.
- Trois autres feront l'objet d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), une procédure de plaider-coupable.
Cette opération met en lumière le travail continu des services de police et de la justice pour démanteler les réseaux qui gangrènent certains quartiers et alimentent l'insécurité.





