L'homme mis en examen pour l'assassinat de son ex-compagne, Larissa, en novembre 2025 dans le quartier des Moulins à Nice, a été retrouvé mort dans sa cellule de la maison d'arrêt de Grasse. L'information, confirmée par le procureur de la République de Grasse, indique que la thèse du suicide est privilégiée, mettant un terme à l'action judiciaire dans cette affaire qui avait profondément ému la région.
Fin de l'action judiciaire après un suicide en détention
Le 11 février dernier, le principal suspect du féminicide de Larissa, une mère de famille de 39 ans, a mis fin à ses jours. Détenu à la maison d'arrêt de Grasse, il avait été mis en examen pour assassinat sur ex-conjoint et tentative d'assassinat.
Le procureur de la République de Grasse, Eric Camous, a confirmé le décès et a précisé qu'une enquête en recherche des causes de la mort a été ouverte, comme le veut la procédure standard dans de telles circonstances. Les premiers éléments de l'autopsie n'ont révélé aucune intervention d'un tiers, confortant l'hypothèse d'un suicide.
Points Clés de l'Affaire
- L'homme accusé du meurtre de Larissa à Nice a été retrouvé mort le 11 février 2026 à la maison d'arrêt de Grasse.
- La cause du décès est un suicide présumé, une enquête de routine a été ouverte.
- Son décès entraîne l'extinction de l'action publique, clôturant de fait le dossier pénal.
- Le suspect avait été acquitté pour des faits de violences conjugales en mai 2024, un an et demi avant le drame.
Un drame qui avait bouleversé Nice
Les faits remontent au 4 novembre 2025. Ce jour-là, dans un appartement du quartier des Moulins, Larissa avait été mortellement poignardée par son ex-compagnon. Le drame s'était déroulé sous les yeux de ses enfants.
Sa fille de 17 ans avait été très grièvement blessée en tentant de s'interposer, tandis qu'une fillette de deux ans, également présente sur les lieux, était restée physiquement indemne mais profondément choquée. L'agression d'une extrême violence avait suscité une vague d'émotion et d'indignation à Nice et au-delà.
Un passé judiciaire connu
L'accusé n'était pas un inconnu de la justice. En 2023, il avait été poursuivi pour des violences sur Larissa, qualifiées de "violences sur conjoint sans incapacité totale de travail". Après avoir été déféré et placé sous contrôle judiciaire, il avait finalement été relaxé par un jugement en date du 23 mai 2024, soit moins de 18 mois avant de commettre l'irréparable.
La question de l'état psychiatrique de l'accusé
Depuis son incarcération, le suspect était placé en isolement judiciaire à la demande du juge d'instruction. Cette mesure visait à assurer une surveillance particulière compte tenu de la gravité des faits et du profil du détenu.
L'avocat de la défense, Maître Paul Sollacaro, a réagi au décès de son client. Il a souligné que des interrogations sur sa santé mentale existaient depuis le début de la procédure.
"La question de l’état psychiatrique de mon client s’est posée dès le début de l’information judiciaire mais elle restera malheureusement sans réponse puisque l’examen de ce dernier par l’expert psychiatre désigné par le juge n’a pu être effectué."
L'avocat a ajouté qu'il était désormais important pour la famille de l'accusé de pouvoir faire son deuil "loin du tumulte". L'expertise psychiatrique, qui aurait pu éclairer les motivations et l'état psychologique de l'auteur au moment des faits, n'aura donc jamais lieu.
Extinction de l'action publique
Le décès du mis en examen a une conséquence directe sur la procédure judiciaire. Le procureur de la République de Nice a indiqué que l'enquête pour assassinat et tentative d'assassinat, bien que toujours formellement ouverte, devrait être prochainement close. En droit français, la mort du suspect entraîne l'extinction de l'action publique, ce qui signifie qu'il n'y aura pas de procès.
Une tragédie sans réponse judiciaire
La fin de cette affaire laisse les proches de Larissa et sa fille survivante sans la possibilité d'un procès. Ce rendez-vous judiciaire est souvent une étape cruciale pour les victimes dans leur processus de deuil et de reconstruction, permettant d'établir les responsabilités et de comprendre le déroulement des faits.
Ce dossier met une nouvelle fois en lumière la complexité des affaires de violences conjugales et les difficultés du système judiciaire à prévenir de tels passages à l'acte, même lorsque des signaux d'alerte ont été émis par le passé.
Pour la famille de Larissa, la douleur de la perte est désormais aggravée par l'absence de réponses judiciaires. La procédure s'éteint avec le suspect, laissant derrière elle des vies brisées et des questions sans réponse.





