Un homme de 33 ans a été mis en examen à Nice pour des faits présumés de viol et d'agression sexuelle sur une jeune femme de 18 ans considérée comme vulnérable. Après quatre jours de détention provisoire, il a été remis en liberté et placé sous un strict contrôle judiciaire en attendant la suite de l'instruction.
Les faits se seraient déroulés au domicile du suspect, où la jeune femme était hébergée temporairement. L'homme nie fermement les accusations portées contre lui.
Les circonstances des faits présumés
L'affaire a débuté suite au dépôt de plainte d'une jeune femme de 18 ans. Elle accuse un homme de 33 ans d'avoir abusé d'elle pendant qu'elle faisait une sieste à son domicile. Selon ses déclarations, l'agression aurait consisté en une pénétration digitale.
La plaignante était hébergée de manière ponctuelle par le suspect et sa compagne. Le couple lui avait offert un refuge en raison de ses difficultés psychologiques, notamment des crises d'angoisse. C'est dans ce contexte de confiance et d'aide que les faits allégués se seraient produits.
Un contexte de vulnérabilité
La situation de fragilité psychologique de la plaignante est un élément central du dossier. L'accusation de viol sur personne vulnérable constitue une circonstance aggravante, ce qui explique la gravité des chefs de mise en examen retenus par le juge d'instruction.
Un détail notable est que la propre compagne du mis en cause a accompagné la jeune femme au commissariat pour qu'elle puisse déposer sa plainte, ce qui ajoute une dimension complexe à l'affaire.
La procédure judiciaire engagée
Suite à la plainte, les enquêteurs de la brigade criminelle du service local de police judiciaire (SLPJ) ont interpellé le suspect à son domicile niçois le samedi soir. Il a ensuite été placé en garde à vue pour être interrogé sur les faits.
À l'issue de sa garde à vue, il a été déféré devant la justice lundi. Le parquet de Nice a alors ouvert une information judiciaire. « Le parquet a ouvert une information judiciaire des chefs de viol et agression sexuelle sur personne vulnérable et demandé une détention provisoire », a précisé Julie André, procureure de la République de permanence à Nice.
Quatre nuits en détention
Le suspect a passé quatre nuits en détention provisoire avant son débat différé devant le juge des libertés et de la détention (JLD). Cette période permet à la défense de préparer les arguments et de réunir les garanties nécessaires pour solliciter une remise en liberté.
L'homme de 33 ans, qui est présumé innocent, conteste vigoureusement les accusations. Selon les informations disponibles, l'examen médico-légal pratiqué sur la plaignante n'aurait pas révélé de lésion physique.
Une remise en liberté sous conditions strictes
Vendredi, lors de l'audience devant le juge des libertés et de la détention, la décision a été prise de remettre le suspect en liberté. Cette libération est cependant assortie d'un contrôle judiciaire strict, en attendant la poursuite des investigations.
Les arguments de la défense
L'avocat de la défense, Me Gérard Baudoux, a plaidé pour la libération de son client en présentant plusieurs garanties. Il a souligné que son client disposait d'un casier judiciaire vierge et d'un emploi stable. Ces éléments ont été jugés suffisants pour garantir sa représentation en justice.
L'avocat a également soulevé un point concernant la fragilité de la plaignante : « Si cela constitue une circonstance aggravante, cela doit aussi amener à une forme de circonspection. »
Cette déclaration suggère que la défense pourrait axer une partie de sa stratégie sur la fiabilité du témoignage de la jeune femme, tout en respectant la présomption d'innocence de son client.
Les obligations du contrôle judiciaire
La liberté retrouvée du mis en examen est encadrée par des mesures contraignantes visant à protéger la plaignante et à assurer le bon déroulement de l'enquête. Ces mesures incluent :
- L'obligation de résider chez ses parents, hors du département des Alpes-Maritimes.
- L'interdiction formelle d'entrer en contact avec la victime.
- L'interdiction de rencontrer les éventuels témoins de l'affaire.
Le non-respect de l'une de ces obligations pourrait entraîner son retour immédiat en détention provisoire. L'instruction judiciaire se poursuit désormais pour faire toute la lumière sur cette affaire.





