Un incendie s'est déclaré dans les cuisines de la maison d'arrêt de Nice dans la nuit de jeudi à vendredi, rendant les installations inutilisables. Aucune victime n'est à déplorer, mais l'incident perturbe l'organisation des repas pour près de 700 détenus et met en lumière les conditions de surpopulation de l'établissement.
Points Clés
- Un incendie a détruit les cuisines de la prison de Nice vers 2h30 du matin.
- Aucun blessé n'a été signalé grâce à l'intervention rapide des secours.
- Une solution logistique est mise en place pour assurer les repas des 700 détenus.
- 25 détenus ont été transférés pour alléger la charge de l'établissement.
- L'incident soulève de nouveau la question de la surpopulation carcérale, qui dépasse les 200 %.
Intervention rapide au cœur de la nuit
Les services d'urgence ont été alertés aux alentours de 2h30 du matin, dans la nuit du jeudi 30 au vendredi 31 octobre 2025. Un départ de feu a été signalé dans la zone des cuisines de la maison d'arrêt de Nice. L'alerte a immédiatement déclenché une intervention des sapeurs-pompiers.
Sur place, les équipes de secours ont travaillé en collaboration avec le personnel pénitentiaire, dont le professionnalisme a été salué. Grâce à cette coordination, le sinistre a été rapidement maîtrisé, empêchant sa propagation à d'autres parties de l'établissement. Fort heureusement, aucun blessé n'est à déplorer parmi les détenus ou le personnel.
Un défi logistique pour les repas
Si la catastrophe humaine a été évitée, les dégâts matériels sont importants. Les cuisines sont désormais totalement hors d'usage, ce qui pose un problème majeur pour la préparation des repas quotidiens des quelque 700 personnes incarcérées.
Une organisation d'urgence
Face à cette situation, l'administration pénitentiaire a dû trouver des solutions alternatives en urgence. Dans un premier temps, la solidarité entre établissements a été activée. « L’administration a pris contact avec les prisons voisines qui vont assurer la fabrication des repas », explique Nordine Souab, délégué syndical de l’Ufap Unsa Justice.
Les repas préparés dans ces autres centres seront ensuite transportés jusqu'à Nice pour y être réchauffés et distribués. Pour le week-end, ce sont les établissements les plus proches qui assureront ce service. À partir de lundi, une nouvelle organisation prendra le relais : les repas seront fournis par la Ville de Nice.
Transfert de détenus pour soulager la pression
Afin de faciliter cette logistique complexe et d'alléger la charge de la maison d'arrêt, une décision a été prise rapidement. « Pour que ce soit plus léger, nous avons déjà transféré ce vendredi 25 détenus dans d’autres prisons », a ajouté Nordine Souab. Cette mesure vise à réduire le nombre de repas à gérer sur site.
La piste d'un équipement défaillant
Une enquête a été ouverte par le parquet de Nice pour déterminer avec précision l'origine du sinistre. Les premiers éléments suggèrent une cause accidentelle. La piste privilégiée est celle d'un dysfonctionnement technique au niveau d'un appareil.
Un congélateur suspecté
Selon les informations recueillies, l'incendie pourrait avoir été provoqué par un congélateur défaillant. L'enquête judiciaire devra confirmer cette hypothèse et évaluer l'état général des équipements de la prison. Les travaux de remise en état des cuisines ne pourront commencer qu'une fois les expertises terminées.
La surpopulation carcérale de nouveau pointée du doigt
Cet incident intervient dans un contexte déjà tendu à la maison d'arrêt de Nice. Le député Eric Ciotti a réagi publiquement, rappelant que l'établissement est en situation de « surpopulation extrême », avec un taux d'occupation de plus de 200 %.
L'incident est survenu « dans un contexte où le personnel est épuisé et travaille dans des conditions matérielles déjà dégradées », a-t-il souligné.
L'élu a également annoncé avoir saisi le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, pour demander des renforts en personnel afin de faire face à la situation. Ce sinistre met une nouvelle fois en lumière les défis auxquels sont confrontés les établissements pénitentiaires français, notamment en matière de vétusté des infrastructures et de surpopulation chronique.





