Une opération menée par les unités d'élite de la police à Nice a conduit à l'interpellation et à l'incarcération de cinq individus. Les autorités soupçonnent ce groupe d'avoir préparé un passage à l'acte violent, dans un contexte de tensions liées au narcobanditisme qui a récemment secoué la ville.
L'intervention, qui s'est déroulée le 19 février, est l'aboutissement d'une enquête rapide menée par le Service Interdépartemental de Police Judiciaire (SIPJ) des Alpes-Maritimes. Les suspects ont été mis en examen notamment pour tentative d'homicide en bande organisée et association de malfaiteurs.
L'essentiel de l'affaire
- Cinq personnes ont été interpellées à Nice par la BRI et le RAID.
- L'opération a permis de déjouer un passage à l'acte jugé "imminent" par les enquêteurs.
- Un fusil d'assaut, des munitions et des tenues de type commando ont été saisis.
- L'enquête a débuté après une agression très violente le 4 février sur la route de Turin.
- Les cinq suspects ont été placés en détention provisoire.
Le point de départ : une agression d'une rare violence
L'affaire trouve son origine le 4 février dernier sur la route de Turin, un axe important de Nice. Ce jour-là, un homme déjà connu des services de police pour son implication dans le trafic de stupéfiants est pris pour cible par trois individus cagoulés et armés.
La victime subit une agression qualifiée de "très violente", recevant de multiples coups de crosse. Lors de son audition, bien qu'il évoque un possible différend d'ordre privé, il ne fournit aucun nom, laissant les enquêteurs face à un mur de silence. Une enquête est alors ouverte pour tentative d'homicide.
Un climat de tensions croissantes
Cette agression s'inscrit dans un contexte de violence accrue dans certains quartiers de la ville. Les règlements de comptes liés au contrôle des points de deal sont une préoccupation majeure pour les forces de l'ordre, qui redoutent une escalade des conflits entre bandes rivales.
L'enquête s'accélère sur fond de narcobanditisme
Malgré le peu d'informations fournies par la victime, les enquêteurs du SIPJ 06 ne tardent pas à progresser. Grâce à des investigations techniques poussées, notamment l'analyse de données téléphoniques, ils identifient deux suspects potentiels. Ces derniers, également connus pour trafic de drogue, semblent avoir quitté Nice de manière précipitée juste après les faits.
La situation prend une tournure encore plus sombre le 17 février. Un homme de 42 ans est assassiné par balles dans le quartier sensible des Liserons. Bien que la victime de cet homicide ne paraisse pas directement liée à l'agression de la route de Turin, le parquet n'exclut pas un lien entre les deux événements, suggérant une possible vague de représailles.
Face à cette escalade, la Brigade de Recherche et d'Intervention (BRI) de Nice a été mobilisée pour mettre en place une surveillance discrète mais intensive des suspects identifiés.
Une intervention décisive pour éviter un nouveau drame
Sous l'œil des policiers de la BRI, le groupe suspect commence à se réorganiser. Les enquêteurs observent des comportements qui les alertent sur l'imminence d'une nouvelle action violente. Un des suspects principaux revient à Nice et le groupe se retrouve dans un appartement qui sert de base opérationnelle.
Les surveillances révèlent également l'achat de tenues sombres, similaires à celles utilisées par des commandos, renforçant la crainte d'un passage à l'acte imminent. Face à ce risque élevé, le pôle spécialisé du parquet de Nice décide d'agir sans délai et ouvre une procédure pour association de malfaiteurs.
Un arsenal découvert
L'assaut a été donné le 19 février par la BRI 06, avec l'appui de l'antenne locale du RAID. Lors de la perquisition de l'appartement, les forces de l'ordre ont fait une découverte significative :
- Un fusil d'assaut de type USM 1, calibre 30.
- Des munitions correspondantes.
- Plusieurs tenues noires de type commando.
Cinq mises en examen et une incarcération générale
Au total, cinq personnes ont été interpellées lors de cette opération. Placées en garde à vue, certaines d'entre elles ont fini par faire des aveux partiels concernant leur implication dans les faits qui leur sont reprochés.
À l'issue de leur garde à vue, les cinq suspects ont été présentés à un juge d'instruction. Ils ont été mis en examen pour des chefs d'accusation graves, notamment tentative d'homicide en bande organisée et association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime.
Suite à leur présentation devant le juge des libertés et de la détention, une décision forte a été prise. Conformément aux réquisitions du parquet, les cinq individus ont tous été placés en détention provisoire, mettant un coup d'arrêt à leurs activités criminelles présumées.





