La nuit de la Saint-Sylvestre dans les Alpes-Maritimes s'est soldée par 28 interpellations et plusieurs incidents, notamment des tirs de mortiers d'artifice. Malgré un important dispositif de sécurité, des tensions ont éclaté dans plusieurs villes, conduisant à la blessure légère d'un policier à Nice.
Les points clés
- 28 interpellations ont été effectuées dans l'ensemble du département des Alpes-Maritimes.
- Près de 700 policiers et gendarmes étaient mobilisés pour sécuriser la nuit du Nouvel An.
- Des tirs de mortiers d'artifice ont été signalés de Menton à Cannes.
- Un policier a été légèrement blessé lors d'une intervention dans le centre de Nice.
Un dispositif de sécurité massif
Pour assurer la sécurité des habitants et des visiteurs lors du passage à la nouvelle année 2026, les autorités avaient déployé des moyens considérables. Près de 700 membres des forces de l'ordre, policiers nationaux et gendarmes, étaient sur le terrain dans tout le département.
Cette présence visible visait à prévenir les débordements, en particulier les violences urbaines et l'utilisation dangereuse d'engins pyrotechniques. Des mesures préfectorales avaient d'ailleurs été prises en amont pour interdire la vente et le transport de feux d'artifice et de carburant en récipient.
Une prévention active
Les semaines précédant le réveillon, les forces de l'ordre avaient intensifié les contrôles pour démanteler les filières d'approvisionnement clandestines en mortiers d'artifice, des engins pyrotechniques souvent détournés de leur usage pour être utilisés comme des armes contre les forces de l'ordre ou les bâtiments publics.
Des incidents localisés mais nombreux
Malgré ce quadrillage du territoire, la nuit n'a pas été de tout repos. Les autorités qualifient le bilan de "plutôt calme" en l'absence de violences urbaines de grande ampleur, mais de multiples incidents ont tout de même émaillé la soirée.
Une demi-douzaine de véhicules ont été incendiés à travers le département, ainsi que plusieurs feux de poubelles. Le phénomène le plus marquant reste les tirs de mortiers d'artifice, constatés dans de nombreuses communes du littoral, de Menton à Cannes, en passant par Antibes, Cagnes-sur-Mer et Nice.
Au total, les forces de l'ordre ont procédé à 28 interpellations sur l'ensemble du département pour divers motifs liés aux troubles de la nuit.
Tensions à Nice, un policier blessé
C'est dans le centre-ville de Nice que l'intervention la plus délicate a eu lieu. Dans le quartier Trachel, un groupe d'individus s'en est pris aux forces de l'ordre en jetant des projectiles dans leur direction.
L'intervention a permis l'interpellation d'une douzaine de personnes. Au cours de l'opération, un policier a été légèrement blessé. Cet événement constitue l'incident le plus grave de la nuit pour les effectifs de police.
Des cibles symboliques visées
Dans d'autres villes, les tirs de mortiers ont semblé viser des cibles symboliques. À Menton, un équipage de la police municipale a été directement pris pour cible par des tirs, sans faire de blessé.
À Grasse, des tirs de feux d'artifice ont été dirigés en direction de la maison d'arrêt. Ailleurs, comme dans les quartiers de la Frayère à Cannes ou de la Zaïne à Vallauris, réputés sensibles, aucun incident majeur n'a été signalé, témoignant d'une situation maîtrisée par les forces de l'ordre.
La réaction des autorités
Au matin du 1er janvier, le préfet des Alpes-Maritimes, Laurent Hottiaux, a tenu à réagir. Il a exprimé sa gratitude envers l'ensemble des services mobilisés durant cette nuit sensible.
Le préfet "salue et remercie" l'ensemble des effectifs mobilisés pour leur "très grande réactivité".
Cette déclaration souligne l'engagement des policiers, gendarmes, mais aussi des sapeurs-pompiers et personnels soignants, qui ont travaillé toute la nuit pour garantir la sécurité de tous. Le bilan, bien que marqué par des interpellations et des tensions, est jugé contenu par les autorités au regard des craintes initiales.





