Une opération de police menée lundi soir dans le quartier Saint-Charles à Nice-Est a permis la découverte d'une importante cargaison de protoxyde d'azote, de mortiers d'artifice et d'autres produits suspects. Trois individus ont été interpellés alors qu'ils déchargeaient une camionnette dans un garage.
L'essentiel de l'affaire
- Plus de 350 bonbonnes de protoxyde d'azote ont été saisies par la police à Nice-Est.
- Trois hommes ont été surpris en plein déchargement et placés en garde à vue.
- La cargaison comprenait également 50 mortiers d'artifice et du miel aphrodisiaque.
- L'un des suspects est un gérant de supérette déjà connu pour des faits similaires.
- Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Nice.
Une intervention dans le quartier Saint-Charles
L'alerte a été donnée lundi 3 mars, vers 21 h 30. Le comportement suspect de trois hommes dans une rue calme du quartier Saint-Charles a attiré l'attention d'une patrouille de police. Les individus effectuaient des allers-retours rapides entre une camionnette et un box de garage, visiblement pressés et nerveux.
Les forces de l'ordre ont décidé d'intervenir pour contrôler la situation. Ils ont rapidement compris la raison de l'agitation du trio : les cartons qu'ils manipulaient contenaient une marchandise destinée à un marché parallèle.
Une découverte significative
L'inspection du véhicule et du garage a révélé une quantité considérable de produits. À bord de la camionnette, les policiers ont trouvé 40 cartons contenant chacun six bonbonnes de protoxyde d'azote. Le stock entreposé dans le box était encore plus important, avec 114 autres bonbonnes prêtes à être écoulées.
Le protoxyde d'azote, aussi appelé "gaz hilarant", voit son usage de plus en plus détourné à des fins récréatives, une pratique qui inquiète les autorités sanitaires en raison des risques neurologiques et cardiovasculaires associés à une consommation régulière.
Inventaire de la saisie
- Protoxyde d'azote : Plus de 350 bonbonnes au total.
- Artifices : 50 mortiers.
- Autres produits : Des ballons de baudruche et des boîtes de miel présenté comme aphrodisiaque.
Le profil des suspects et les suites judiciaires
Les trois hommes interpellés sur les lieux ont été immédiatement placés en garde à vue à la caserne Auvare. Lors de leur interrogatoire par les enquêteurs du service local de police judiciaire (SLPJ), ils ont tenté de justifier la présence de cette marchandise par la préparation d'une fête privée. Une explication qui n'a pas convaincu les autorités.
L'enquête a permis d'établir que l'un des suspects n'était pas un inconnu des services de police. Il s'agit du gérant d'une supérette, déjà mis en cause par le passé pour des pratiques commerciales illégales liées à la vente de ce type de produits.
Le cadre de l'enquête
Les suspects ont été entendus pour "exécution d'un travail dissimulé en bande organisée". Ce chef d'accusation suggère que les enquêteurs privilégient la piste d'un réseau structuré visant à alimenter un commerce illégal plutôt qu'une simple initiative isolée.
Des sanctions et une enquête en cours
À l'issue de leur garde à vue, les trois individus ont été remis en liberté. L'un d'entre eux a fait l'objet d'une ordonnance pénale, une procédure simplifiée, le condamnant à une amende de 500 euros.
Le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, a confirmé que l'ensemble de la marchandise avait été saisi. Il a également précisé que la procédure n'était pas terminée.
"Les investigations se poursuivent dans le cadre d'une enquête préliminaire", a déclaré le procureur, indiquant que les enquêteurs cherchent désormais à déterminer l'origine des produits et l'ampleur du réseau de distribution.
Cette affaire met en lumière la persistance du trafic de protoxyde d'azote dans la région, un phénomène qui mobilise les forces de l'ordre en raison de son impact sur la sécurité et la santé publique.





