Un homme de 29 ans a été interpellé et mis en examen à Nice pour le viol d'une femme de 90 ans. L'individu, qui était sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF), faisait déjà l'objet d'un mandat de recherche après avoir manqué à une assignation à résidence dans un autre département.
Les faits se sont déroulés aux premières heures du vendredi 23 janvier, dans un appartement du boulevard de la Madeleine. Le suspect a été appréhendé peu de temps après l'agression, en état d'ébriété et sous l'emprise de stupéfiants.
Points Clés
- Un homme de 29 ans a été arrêté pour le viol d'une femme de 90 ans à Nice.
- Le suspect était déjà recherché pour ne pas avoir respecté une assignation à résidence.
- Il était sous l'emprise d'alcool, de cocaïne et de cannabis au moment des faits.
- La victime, pensant ouvrir à une infirmière, a été agressée à son domicile.
- L'homme a été mis en examen pour viol sur personne vulnérable et placé en détention provisoire.
Une agression d'une extrême violence au petit matin
L'alerte a été donnée tôt le matin du vendredi 23 janvier. Entre 4h et 5h, un homme s'est présenté au domicile d'une femme de 90 ans, situé sur le boulevard de la Madeleine. La victime, qui attendait la visite d'une infirmière, lui a ouvert la porte sans se méfier.
Une fois à l'intérieur, l'agresseur lui a imposé plusieurs actes de pénétration et des sévices. La nonagénaire, profondément choquée, a été prise en charge par les secours. Un médecin a constaté des blessures justifiant une incapacité totale de travail (ITT) de cinq jours.
Interpellation rapide du suspect
Grâce à la réactivité des services de police, le suspect a été localisé et interpellé aux alentours de 6h du matin, soit moins de deux heures après les faits. Il a été retrouvé dans un squat, situé dans un appartement voisin de celui de la victime. L'enquête devra déterminer les circonstances de sa présence à cet endroit.
Au moment de son arrestation, l'homme de 29 ans était manifestement sous l'influence de plusieurs substances. Les tests effectués ont révélé un taux d'alcoolémie élevé et la présence de cocaïne ainsi que de cannabis dans son organisme.
Un état d'intoxication avancé
Les analyses toxicologiques menées sur le suspect après son interpellation ont montré un état d'intoxication significatif. Son taux d'alcool dans le sang s'élevait à 1,9 gramme par litre, soit près de quatre fois la limite légale autorisée pour conduire. De plus, les tests se sont révélés positifs à la cocaïne et au cannabis, suggérant une consommation multiple avant l'agression.
Un profil déjà connu des autorités
L'identification du suspect a rapidement permis aux enquêteurs de découvrir qu'il n'était pas un inconnu des services de police et de la justice. L'homme, identifié comme N. G., était déjà sous le coup de plusieurs mesures administratives et judiciaires.
Il faisait notamment l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Cette mesure administrative impose à un étranger en situation irrégulière de quitter la France dans un délai défini.
Assigné à résidence et recherché
Plus inquiétant encore, l'individu était activement recherché. Il avait été placé en garde à vue le 11 janvier en Saône-et-Loire pour des faits de violence, pour lesquels une enquête est toujours en cours. À l'issue de sa garde à vue, il avait été libéré mais soumis à une assignation à résidence à Chalon-sur-Saône.
Cette mesure l'obligeait à se présenter quotidiennement au commissariat local. Cependant, il ne s'est jamais présenté, ni le 12 janvier, ni les jours suivants. Son absence a immédiatement déclenché son inscription au fichier des personnes recherchées (FPR). Il était donc considéré comme en fuite jusqu'à son arrestation à Nice.
Qu'est-ce que le fichier des personnes recherchées ?
Le FPR est un outil central pour les forces de l'ordre en France. Il recense les personnes faisant l'objet d'un mandat de justice (d'arrêt, d'amener, de recherche), les évadés, les personnes disparues, ou encore celles qui, comme dans ce cas, ne respectent pas une mesure de contrôle judiciaire ou une assignation à résidence. Toute vérification d'identité par la police ou la gendarmerie entraîne une consultation systématique de ce fichier.
La suite de la procédure judiciaire
Après son interpellation, le suspect a été placé en garde à vue et entendu par les enquêteurs de la brigade criminelle de la police judiciaire de Nice. Face aux éléments recueillis et à la gravité des faits, il a été présenté à un juge d'instruction.
Il a été mis en examen pour viol sur personne vulnérable. Cette qualification pénale prend en compte l'âge avancé de la victime, ce qui constitue une circonstance aggravante. La vulnérabilité peut être liée à l'âge, à une maladie, une infirmité ou une déficience physique ou psychique.
À l'issue de sa mise en examen, le juge des libertés et de la détention a ordonné son placement en détention provisoire. Il est désormais incarcéré dans l'attente de son procès. L'enquête se poursuit pour éclaircir toutes les zones d'ombre, notamment son parcours entre Chalon-sur-Saône et son arrivée à Nice.





