Après quinze ans d'activité, la Comédie de Nice, une salle de spectacle emblématique dédiée à l'humour, ferme définitivement. Les travaux de démolition ont commencé au début du mois de décembre pour laisser place à un nouveau projet immobilier, marquant la fin d'un chapitre pour la scène culturelle niçoise.
Points Clés
- Fermeture définitive de la Comédie de Nice après 15 ans d'existence.
- Le bâtiment est en cours de démolition depuis début décembre.
- Un projet immobilier remplacera l'ancien théâtre.
- Le directeur, Alil Vardar, confirme qu'il n'y aura pas de réimplantation de la salle.
La fin d'une époque pour l'humour à Riquier
Le rideau est tombé pour de bon sur la Comédie de Nice. Située rue Auguste-Gal, dans le quartier de Riquier, la salle de spectacle a vu les engins de chantier entrer en action au début du mois de décembre. Le bâtiment qui a accueilli des centaines de représentations humoristiques est aujourd'hui en cours de démolition.
Pour les habitants du quartier et les habitués du café-théâtre, cette transformation est un signe visible du changement urbain. La nouvelle de la démolition, annoncée en début d'année, est désormais une réalité concrète. La programmation 2024-2025, achevée au début de l'été, fut donc la toute dernière.
Un lieu culturel important
Pendant une quinzaine d'années, la Comédie de Nice a été un lieu de rendez-vous pour les amateurs de comédie et de théâtre de boulevard. Sa programmation accessible et populaire en avait fait une institution appréciée sur la Côte d'Azur, contribuant à la vitalité culturelle du quartier de Riquier.
Les raisons d'une fermeture annoncée
Cette fermeture n'est pas une surprise totale. Alil Vardar, directeur de la Comédie et locataire des lieux, avait déjà évoqué la situation il y a plusieurs mois. Le bâtiment était devenu vétuste et nécessitait des travaux de rénovation très importants pour continuer à accueillir le public dans de bonnes conditions.
Face à des coûts de remise aux normes jugés prohibitifs, le projet de démolition au profit d'un programme de logements neufs s'est imposé. Le directeur n'avait pas contesté la décision, conscient de l'état du bâtiment et des investissements colossaux qui auraient été nécessaires pour poursuivre l'activité sur ce site.
Transformation urbaine
La substitution d'un lieu culturel par un projet résidentiel illustre une tendance observée dans de nombreuses grandes villes, où la pression immobilière et les coûts d'entretien des bâtiments anciens redessinent le paysage urbain.
Pas de réimplantation prévue
Si l'espoir d'une réouverture de la Comédie de Nice dans un autre lieu avait été un temps entretenu, cette possibilité est aujourd'hui écartée. Alil Vardar a confirmé sa décision de tourner la page et de se consacrer à d'autres projets professionnels menés dans d'autres villes.
Il aborde cette fin avec une certaine nostalgie mais sans regrets, considérant que le cycle était arrivé à son terme.
"Nous avons vécu quinze années formidables, mais j’ai tourné la page. Dans la vie, il faut savoir passer à autre chose !"
Cette déclaration met un point final aux spéculations sur un éventuel déménagement. Pour le public niçois, c'est donc un adieu définitif à cette scène qui a marqué le paysage local de l'humour.
Quel impact pour la scène culturelle locale ?
La disparition de la Comédie de Nice laisse un vide dans l'offre culturelle de la ville, particulièrement pour le genre du café-théâtre. La salle offrait une programmation spécialisée dans l'humour, attirant un public fidèle et varié.
Les conséquences pour les artistes et le public
Pour les artistes de comédie, locaux comme nationaux, la salle représentait une scène importante sur la Côte d'Azur. Sa fermeture réduit le nombre de lieux de diffusion dédiés à ce genre artistique. Pour le public, c'est la perte d'un lieu de divertissement de proximité, connu pour son ambiance conviviale et sa programmation accessible.
Cette situation soulève des questions plus larges sur la place des petites et moyennes salles de spectacle privées face aux défis économiques et à la pression immobilière. La pérennité de ces lieux, souvent essentiels à la diversité culturelle, reste un enjeu majeur pour les métropoles comme Nice.





