En réponse à la tragédie survenue à Crans-Montana, la direction de la célèbre discothèque niçoise, le High Club, a annoncé l'arrêt immédiat de l'utilisation des feux de Bengale. Cette mesure de précaution vise à renforcer la sécurité lors des événements festifs, bien que l'établissement respecte déjà des normes de sécurité strictes.
Points Clés
- Le High Club à Nice met fin à l'utilisation de tout engin pyrotechnique, y compris les feux de Bengale.
- Cette décision est une conséquence directe de l'incendie mortel dans un établissement à Crans-Montana, en Suisse.
- Des dispositifs à LED rechargeables ont été commandés pour remplacer les traditionnelles étincelles.
- La direction insiste sur le fait que cette mesure est préventive et que ses locaux sont conformes aux normes de sécurité les plus élevées.
Une Onde de Choc dans le Monde de la Nuit
Le drame de Crans-Montana a profondément marqué les professionnels du secteur de l'événementiel et de la nuit. Face à l'émotion suscitée par cet incendie, de nombreux gérants d'établissements reconsidèrent leurs pratiques. À Nice, l'un des lieux les plus emblématiques de la Promenade des Anglais a pris une décision forte.
Eric Durand, directeur du High Club, a confirmé que son établissement n'utilisera plus de feux de Bengale. « Ça fait trente ans que j’en vois partout. Il y a plein de restaurants, de plages, de boîtes de nuit, de bars qui les utilisent, mais on va s’en séparer », a-t-il déclaré.
Cette décision, prise rapidement, se veut un signal fort envoyé à la clientèle et à l'ensemble de la profession. Il s'agit d'une mesure proactive, visant à éliminer tout risque potentiel, même minime.
Le Contexte de la Tragédie de Crans-Montana
L'incendie survenu dans un établissement de la station de ski suisse de Crans-Montana a causé la mort de plusieurs personnes, dont de nombreux jeunes. L'enquête préliminaire a soulevé des questions sur les matériaux inflammables utilisés dans la décoration du lieu et l'usage d'engins pyrotechniques à l'intérieur. Ce drame a déclenché un débat sur la réglementation et la sécurité dans les lieux festifs à travers l'Europe.
La Sécurité, une Priorité Absolue
Bien que la décision du High Club soit directement liée à l'incendie en Suisse, Eric Durand tient à faire une distinction claire entre les types d'établissements. Il souligne que le lieu du drame n'était pas classé comme une discothèque et n'était donc pas soumis aux mêmes exigences de sécurité.
« Nos établissements sont parfaitement sécurisés, mais on a décidé d’enlever les feux de Bengale. »
Le directeur a rappelé que les discothèques en France sont soumises à des contrôles très stricts, notamment sur les matériaux de construction et de décoration. « Quand on voit ce qu’ils avaient mis au plafond, une espèce de truc en coquille d’œuf, en mousse, en polyuréthane, qui prend feu en deux secondes, ça, en boîte, c’est interdit », a-t-il précisé. Le choix de supprimer les feux de Bengale est donc une précaution supplémentaire, et non la réponse à une faille de sécurité existante.
Réglementation des Établissements Recevant du Public (ERP)
En France, les discothèques sont classées comme des Établissements Recevant du Public (ERP) de type P. Elles doivent respecter des normes de sécurité incendie très strictes, incluant des matériaux non inflammables, des issues de secours dégagées, des systèmes d'alarme et d'extinction, et faire l'objet de visites régulières par des commissions de sécurité.
Innover pour une Fête Plus Sûre
L'abandon des feux de Bengale ne signifie pas la fin de l'ambiance festive au High Club. La direction a déjà investi dans des alternatives modernes et sans danger pour animer ses soirées. « Depuis hier, on a commandé des sparklers numériques à LED, rechargeables », a expliqué Eric Durand. Ces dispositifs imitent l'effet scintillant des étincelles sans aucune combustion ni chaleur.
Le directeur est confiant quant à la réaction de sa clientèle. Il estime que l'ambiance ne dépend pas uniquement de ce type d'artifice.
Les Alternatives pour Créer l'Ambiance
- Sparklers à LED : Des dispositifs lumineux qui recréent l'effet visuel des étincelles sans aucun risque d'incendie.
- Canons à confettis : Un classique des célébrations, projetant des milliers de petits papiers colorés.
- Machines à fumée et à CO2 : Utilisées pour créer des effets visuels spectaculaires et dynamiser la piste de danse.
- Ballons géants : Des ballons de plus d'un mètre de diamètre lâchés sur la foule pour un effet ludique et visuel.
« Ça faisait festif, mais, vous savez, il y a d’autres choses pour donner aux gens l’envie de faire la fête », conclut-il. « Les gens ont les yeux qui brillent, même avec des ballons d’un mètre de diamètre. » Cette transition vers des technologies plus sûres pourrait inspirer d'autres établissements à suivre le mouvement, marquant potentiellement un tournant dans les pratiques du monde de la nuit.





