Le tribunal judiciaire de Nice juge ce mardi 18 novembre 2025 un couple du quartier de la Madeleine pour des faits de maltraitance grave sur leurs deux chiens. Découverts en février dernier dans un état de dénutrition et de déshydratation avancé, les animaux avaient été saisis lors d'une intervention policière.
L'essentiel
- Un couple est jugé pour maltraitance animale grave au tribunal de Nice.
- Deux chiens, un American Staffordshire et un Dogue Argentin, ont été retrouvés extrêmement amaigris et attachés dans des cages.
- L'intervention policière a eu lieu en février 2025 suite à plusieurs signalements.
- Des associations de défense animale se sont constituées partie civile et réclament une peine exemplaire.
Le procès s'ouvre au tribunal de Nice
Ce mardi 18 novembre 2025 marque une date importante pour les défenseurs de la cause animale dans les Alpes-Maritimes. Un couple de Niçois comparait devant le tribunal judiciaire pour répondre d'accusations de maltraitance grave envers leurs deux chiens.
Les faits, qui remontent au début de l'année, avaient provoqué une vive émotion. Plusieurs associations, dont l'association Stéphane Lamart, se sont constituées partie civile. Elles espèrent une décision de justice qui fera date et enverra un message fort contre la cruauté animale.
Retour sur une découverte choquante
C'est au début du mois de février 2025 qu'une opération de police a été déclenchée dans un appartement du quartier de la Madeleine, à Nice. Alertées par de multiples témoignages faisant état de mauvais traitements, les forces de l'ordre, accompagnées de bénévoles associatifs, sont intervenues au domicile du couple.
Sur place, la scène a confirmé les pires craintes. Un American Staffordshire et un Dogue Argentin âgé de quatre ans ont été découverts dans des conditions indignes. Les animaux étaient enfermés dans des cages exiguës, à l'intérieur desquelles ils étaient également attachés, les empêchant de se mouvoir correctement.
Un état de santé alarmant
Un examen vétérinaire réalisé après la saisie a révélé l'étendue des souffrances endurées par les deux chiens. Le rapport faisait état d'une maigreur extrême, de déshydratation sévère, ainsi que de plusieurs blessures et problèmes de santé liés à une négligence prolongée.
Une intervention décisive
L'opération a été menée rapidement après le recueil des signalements. La collaboration entre les citoyens vigilants, les associations et la police a été déterminante pour mettre fin au calvaire des deux animaux. Une fois saisis, les chiens ont été immédiatement confiés à des structures d'accueil adaptées, notamment le refuge de la SPA de Monaco, pour y recevoir les soins nécessaires.
La mobilisation des associations pour une peine exemplaire
Plusieurs mois après le sauvetage, le volet judiciaire de l'affaire est désormais au centre de l'attention. Les associations de défense des animaux jouent un rôle actif dans ce procès. En se constituant partie civile, elles portent la voix des deux victimes silencieuses de cette affaire.
Stéphane Lamart, président et fondateur de l'association éponyme, sera présent à l'audience. Il a souligné l'importance de ce procès pour la lutte contre la maltraitance animale.
« J'attends une condamnation exemplaire. Le tribunal doit montrer que la maltraitance est combattue par la justice », a-t-il déclaré à la presse. Il a également rappelé que ce type d'affaire, bien que choquant, est malheureusement fréquent.
L'objectif des parties civiles est double : obtenir justice pour les souffrances infligées à ces deux chiens et obtenir une condamnation qui puisse avoir un effet dissuasif. Pour M. Lamart, il est crucial de faire condamner ce qu'il qualifie de « tortionnaires ».
Quel avenir pour les deux chiens ?
Depuis leur prise en charge en février, les deux rescapés ont entamé un long chemin vers la guérison, tant physique que psychologique. Entourés par les équipes des refuges, ils réapprennent progressivement à faire confiance à l'humain.
La loi contre la maltraitance animale
En France, les actes de cruauté envers un animal domestique, apprivoisé ou tenu en captivité sont punis par la loi. Les peines peuvent aller jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende. Des peines complémentaires, comme l'interdiction de détenir un animal, peuvent également être prononcées par le tribunal.
Le verdict du tribunal de Nice est donc très attendu. Au-delà de la sanction pour les prévenus, la décision de justice déterminera aussi le sort définitif des deux chiens, qui ne pourront être remis à leurs anciens propriétaires en cas de condamnation. L'espoir de tous est qu'ils puissent un jour trouver un foyer aimant et sécurisant, loin du cauchemar qu'ils ont vécu.





