Un contrôle sanitaire de routine dans un restaurant du boulevard François-Grosso à Nice a conduit la police municipale à une série de découvertes inattendues ce mercredi soir. Derrière la façade de l'établissement se cachaient non seulement des manquements à l'hygiène, mais aussi un trafic d'oiseaux protégés et de produits dopants interdits.
L'essentiel de l'affaire
- Une inspection d'hygiène dans un restaurant niçois a révélé des activités illégales.
- Deux chardonnerets, une espèce d'oiseau protégée, ont été découverts et saisis.
- Des produits anabolisants interdits en France ont également été trouvés sur les lieux.
- Le restaurateur a été entendu par la police et l'établissement a fait l'objet d'une mise en demeure.
Une inspection qui bascule
Ce mercredi, aux alentours de 20 heures, une équipe de la police municipale de Nice s'est présentée dans un restaurant du boulevard François-Grosso pour une inspection. Ces contrôles, menés régulièrement en collaboration avec les services d'hygiène, visent à garantir la sécurité des consommateurs.
Cependant, ce qui s'annonçait comme une procédure administrative standard a rapidement pris une tournure différente. En progressant dans l'établissement, les agents ont été confrontés à des découvertes qui dépassaient largement le cadre de leur mission initiale.
La saisie de chardonnerets protégés
C'est à l'étage du restaurant que les policiers ont fait la première découverte surprenante. Ils sont tombés sur deux chardonnerets élégants, une espèce d'oiseau sauvage dont la population est en déclin. À côté des oiseaux se trouvaient également des produits destinés à favoriser leur fécondité, suggérant une activité d'élevage ou de trafic.
Le chardonneret, une espèce menacée
Le chardonneret élégant est un oiseau protégé sur l'ensemble du territoire national depuis une loi de 1981. Sa capture, sa détention, son transport, son achat et sa vente sont strictement interdits. L'Office français de la biodiversité (OFB) estime que la population de chardonnerets a chuté d'au moins 30 % au cours des dix dernières années, ce qui lui vaut d'être classé comme espèce « vulnérable » sur la liste rouge des espèces menacées en France. Son chant mélodieux en fait une cible privilégiée du braconnage.
Les deux oiseaux ont été immédiatement saisis par les forces de l'ordre. Ils ont été conduits à la caserne Auvare en attendant d'être remis à une association spécialisée dans la protection de la faune sauvage.
Des stéroïdes anabolisants découverts
L'inspection des lieux ne s'est pas arrêtée là. En poursuivant leurs recherches, les policiers municipaux ont mis la main sur une autre marchandise illégale : des produits anabolisants. Ces substances, souvent utilisées dans le milieu de la musculation pour augmenter la masse musculaire, sont interdites à la vente et à la consommation en France en dehors d'un cadre médical strict en raison de leurs dangers pour la santé.
La découverte de deux trafics distincts, l'un portant sur des animaux sauvages et l'autre sur des produits dopants, dans un même lieu lors d'un simple contrôle d'hygiène, souligne la diversité des activités illicites pouvant se dissimuler derrière une façade commerciale légale.
Les suites pour le restaurateur
Face à l'ensemble de ces découvertes, le gérant du restaurant a été interpellé et entendu par les services de police. Il a ensuite été remis en liberté, mais reste dans l'attente d'une éventuelle convocation judiciaire pour répondre de ces faits.
Sur le plan administratif, l'établissement a reçu une mise en demeure concernant les manquements aux règles d'hygiène qui avaient motivé le contrôle initial. L'enquête se poursuit pour déterminer l'ampleur des trafics et les éventuels réseaux auxquels le restaurateur pourrait être lié.





