Le quartier de l'Ariane, à l'est de Nice, a été le théâtre de vives tensions dimanche soir. Un équipage de la police nationale a été la cible d'une quinzaine de tirs de mortiers d'artifice alors qu'il patrouillait dans le secteur. Les faits se sont déroulés peu avant 21 heures, dans le contexte d'un rassemblement célébrant une victoire sportive.
Malgré la violence de l'attaque, aucun fonctionnaire de police n'a été blessé. Les forces de l'ordre, notamment les Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS), ont dû intervenir pour disperser les individus hostiles et sécuriser la zone.
L'essentiel de l'information
- Un équipage de police a été visé par une quinzaine de tirs de mortiers d'artifice dimanche soir à Nice.
- L'incident a eu lieu dans le quartier de l'Ariane, après la victoire du Maroc à la Coupe d'Afrique des Nations.
- Aucun policier n'a été blessé au cours de l'attaque.
- Les CRS ont riposté avec des grenades lacrymogènes pour disperser les assaillants.
- Aucune interpellation n'a été effectuée dans l'immédiat.
Déroulement des faits de la soirée
La soirée de dimanche a débuté par des scènes de liesse. Selon les informations communiquées par la police nationale, une centaine de personnes s'étaient rassemblées pour célébrer la qualification du Maroc pour les quarts de finale de la Coupe d'Afrique des Nations, après sa victoire 1-0 contre la Tanzanie.
Cependant, l'ambiance festive a rapidement dégénéré. Un équipage de police qui se trouvait dans une courette du quartier de l'Ariane est devenu la cible directe de tirs. Les agresseurs, identifiés au nombre de trois par les forces de l'ordre, ont utilisé des mortiers d'artifice, des engins pyrotechniques dont l'usage est détourné pour servir d'arme par destination.
Une intervention rapide pour maîtriser la situation
Face à cette attaque soudaine et dangereuse, les policiers ont dû se mettre à l'abri. Des renforts, notamment des CRS, ont été dépêchés sur place. Pour disperser les tireurs et le groupe hostile qui s'était formé, les forces de l'ordre ont fait usage de grenades lacrymogènes. Cette réplique a permis de ramener un calme précaire dans le secteur.
En parallèle de ces violences urbaines, les sapeurs-pompiers sont intervenus pour un feu de poubelle, qui a été rapidement éteint. Malgré les recherches entreprises dans le quartier, les trois suspects repérés n'ont pas pu être interpellés sur le moment. Une enquête a été ouverte pour identifier et retrouver les auteurs de ces tirs.
Qu'est-ce qu'un mortier d'artifice ?
Les "mortiers d'artifice" sont des dispositifs pyrotechniques puissants, normalement destinés à des spectacles de feux d'artifice. Ils sont composés d'un tube (le mortier) et d'une bombe (la charge pyrotechnique). Détournés de leur usage, ils deviennent des armes dangereuses pouvant causer de graves brûlures, des blessures par explosion et des départs d'incendie. Leur vente est réglementée mais ils restent accessibles via des circuits illégaux.
Un phénomène récurrent qui inquiète
Les attaques visant les forces de l'ordre avec des mortiers d'artifice ne sont malheureusement pas un fait nouveau, ni à Nice ni dans d'autres agglomérations françaises. Ces incidents surviennent souvent en marge d'événements publics, qu'ils soient sportifs, festifs ou contestataires.
Ces actes de violence ciblée contre les représentants de l'État suscitent une vive préoccupation. Ils témoignent d'une volonté délibérée de confrontation et mettent en danger non seulement les policiers et les gendarmes, mais aussi les riverains et les services de secours comme les pompiers.
15 tirs de mortier ont été dirigés vers l'équipage de police en quelques instants, illustrant l'intensité et la soudaineté de l'attaque subie dans le quartier de l'Ariane.
Les syndicats de police alertent régulièrement sur la dangerosité de ces engins et la nécessité de renforcer la lutte contre leur trafic. Ils demandent des réponses pénales fermes pour endiguer ce phénomène qui banalise la violence contre les forces de sécurité.
Le contexte des célébrations sportives
Les grandes compétitions sportives, et particulièrement le football, sont souvent l'occasion de rassemblements populaires et de célébrations joyeuses. La victoire du Maroc à la CAN, pays hôte de la compétition, a logiquement entraîné des scènes de liesse dans de nombreuses villes en France.
Toutefois, ces moments festifs sont parfois entachés par des débordements. La concentration de foules dans l'espace public peut être exploitée par des groupes minoritaires pour commettre des dégradations ou s'en prendre directement aux forces de l'ordre, transformant une fête populaire en une scène de confrontation urbaine.
"Ces incidents sont survenus à la suite d’un rassemblement festif d’une centaine de personnes, suscité par la qualification du Maroc en quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations", a précisé une source policière pour contextualiser les événements.
La gestion de ces rassemblements spontanés représente un défi constant pour les autorités. Il s'agit de permettre l'expression de la joie collective tout en garantissant la sécurité de tous et en prévenant les actes de violence. L'incident de dimanche soir à Nice illustre la fragilité de cet équilibre et la rapidité avec laquelle une situation peut dégénérer.





