Un homme a été condamné à quatre ans de prison ferme pour deux agressions survenues en 2025 à Nice, ciblant des femmes à la sortie de casinos. Les faits, révélés par l'enquête, mettent en lumière une dépendance au jeu ayant conduit le prévenu à commettre ces vols avec violence.
Points clés de l'affaire
- L'agresseur a été condamné à 4 ans de prison, dont 6 mois avec sursis probatoire.
- Deux victimes, âgées de 59 et 76 ans, ont été ciblées à la sortie de casinos niçois.
- Le prévenu a dépensé près de 15 000 euros au casino du Rhul en six mois.
- Il lui est désormais interdit de fréquenter les casinos.
Des agressions ciblées à la sortie des établissements de jeu
Les deux agressions se sont déroulées en août et novembre 2025. Le mode opératoire était similaire : l'homme ciblait des femmes âgées quittant les casinos de la Promenade des Anglais.
Le 18 novembre 2025, José Maria Lopes Monteiro, âgé de 47 ans, a suivi une femme de 59 ans jusqu'à son domicile. Dans l'immeuble, il l'a violemment frappée au visage avant de s'emparer de son sac à main. La victime a subi un traumatisme physique important.
Un fait marquant
Peu après l'agression du 18 novembre, le suspect a été interpellé au casino du Palais Méditerranée. Il tentait alors d'échanger près de 10 000 euros en espèces, une somme correspondant au butin volé à la victime. Sa pièce d'identité a également été retrouvée en sa possession.
L'enquête a rapidement établi un lien avec une précédente agression, survenue le 10 août 2025. Ce soir-là, une cliente de 76 ans du casino du Rhul avait été bousculée lors d'un vol à l'arraché. Elle avait chuté lourdement, sa tête heurtant le sol. Sa besace contenait de l'argent liquide et des bijoux. L'agresseur avait ensuite revendu les bijoux au Crédit municipal pour 4 200 euros, ce qui a entraîné des poursuites supplémentaires pour escroquerie.
La dépendance au jeu au cœur de l'affaire
Les investigations ont révélé que le prévenu était un joueur assidu du casino du Rhul. Sur une période de six mois, il y aurait dépensé près de 15 000 euros. Cette somme contraste fortement avec son salaire mensuel d'environ 3 000 euros, d'autant plus qu'il avait quatre enfants à charge. Cette situation financière précaire, exacerbée par sa dépendance au jeu, est apparue comme un facteur déterminant dans le passage à l'acte.
« La dépendance au jeu peut pousser des individus à des actes désespérés, avec des conséquences dramatiques pour les victimes et pour eux-mêmes », a souligné un observateur du procès.
Contexte de la dépendance au jeu
La dépendance au jeu, ou jeu pathologique, est reconnue comme un trouble du comportement. Elle se caractérise par un besoin irrépressible de jouer malgré les conséquences négatives sur la vie personnelle, professionnelle et financière. Des structures d'aide et de soutien existent pour les personnes concernées.
Le verdict et ses implications
Après avoir initialement nié les faits lors de sa garde à vue, José Maria Lopes Monteiro a finalement reconnu sa culpabilité. Le tribunal l'a condamné à une peine de quatre ans de prison ferme. Une partie de cette peine, six mois, est assortie d'un sursis probatoire de deux ans.
Cette décision judiciaire inclut également des mesures strictes visant à prévenir toute récidive. Le condamné a l'interdiction formelle de fréquenter les casinos. Il devra également suivre un programme de soins pour son addiction au jeu et rechercher un emploi afin d'indemniser les victimes.
L'indemnisation des victimes constitue un aspect important du jugement. Elle vise à réparer, au moins partiellement, les préjudices subis par les deux femmes agressées, tant sur le plan matériel que moral.
Sanctions et mesures
- 4 ans de prison ferme.
- 6 mois de sursis probatoire de 2 ans.
- Interdiction de fréquenter les casinos.
- Obligation de soins pour l'addiction.
- Obligation de travailler pour indemniser les victimes.
Cette affaire met en lumière les risques associés à la dépendance au jeu et l'importance de la vigilance autour des établissements de jeu, notamment pour les personnes vulnérables. La justice a prononcé une peine qui se veut à la fois punitive et préventive, avec l'espoir d'une réinsertion pour le condamné et une protection accrue pour la population.





