Ce samedi, les clients du centre commercial TNL à Nice ont été accueillis par une scène inattendue : un lapin géant en carton, maculé de taches rouges, trônant sur un caddie. Cette installation était au cœur d'une action menée par des militants de l'association de défense des animaux L214, visant à interpeller la grande distribution sur les conditions d'élevage intensif.
Points Clés
- Une quinzaine de militants de L214 ont manifesté devant un supermarché Carrefour à Nice.
- L'action visait à dénoncer les conditions de l'élevage intensif et à promouvoir les alternatives végétales.
- L'association demande à la grande distribution de réduire de moitié le nombre d'animaux tués.
- Elle souhaite également que 60 % des protéines vendues en rayon soient d'origine végétale.
Une mise en scène pour marquer les esprits
Le samedi 24 janvier 2026, une quinzaine de militants de l'association L214 se sont rassemblés devant l'entrée du centre commercial TNL. Vêtus de parkas orange siglées au nom de l'organisation, ils ont déployé une installation visuellement forte pour attirer l'attention des passants. Un grand lapin en carton, éclaboussé de peinture rouge symbolisant le sang, était placé sur un chariot de supermarché.
Autour de cette figure centrale, les membres de l'association brandissaient des pancartes et distribuaient des tracts aux clients. L'objectif était d'engager la conversation et d'informer sur les réalités de l'élevage industriel, dont sont issus de nombreux produits carnés vendus en grande surface.
Une campagne nationale
L'événement organisé à Nice s'inscrit dans le cadre d'une campagne nationale menée par L214. Des actions similaires ont eu lieu dans plusieurs villes de France, ciblant principalement les grandes enseignes de la distribution alimentaire pour les pousser à prendre des engagements concrets en faveur du bien-être animal et de la transition alimentaire.
Des demandes claires adressées à la grande distribution
Au-delà de l'impact visuel, les militants portaient des revendications précises. Loïc Lalande, référent local pour L214, a expliqué que l'action visait à rappeler à l'enseigne Carrefour ses engagements en tant que "leader de la transition alimentaire".
"Nous l’exhortons à s’engager dans notre « plant protein act », qui vise à réduire de moitié le nombre d’animaux tués", a déclaré Loïc Lalande.
Cette proposition est l'une des deux demandes principales de l'association. La seconde concerne la diversification de l'offre en magasin.
Vers plus de protéines végétales en rayon
L214 demande que la part des protéines d'origine végétale atteigne 60 % dans les rayons des supermarchés. Selon l'association, cette transition est non seulement souhaitable mais aussi réalisable.
"C’est possible car les marques, y compris distributeurs, ont sorti de nombreux produits de ce type", a précisé le référent local. L'idée est que l'augmentation de l'offre d'alternatives à la viande encouragera naturellement les consommateurs à modifier leurs habitudes alimentaires.
Le marché des alternatives végétales en croissance
Le secteur des produits à base de protéines végétales connaît une forte expansion. De nombreuses marques nationales et marques de distributeurs proposent désormais des gammes complètes de substituts à la viande, au poisson et aux produits laitiers, répondant à une demande croissante des consommateurs pour des options plus durables et éthiques.
Dialoguer avec le public pour faire évoluer les mentalités
L'approche des militants se voulait avant tout pédagogique. Plutôt que de confronter les consommateurs, l'objectif était de les sensibiliser et d'ouvrir un dialogue. "Nous ne voulons pas stigmatiser mais montrer que d’autres aliments existent", a souligné Loïc Lalande.
Les militants ont expliqué aux passants les conséquences de l'élevage intensif, tant sur le plan du bien-être animal que sur l'environnement et la santé humaine. Selon le porte-parole de l'association, les réactions du public ont été majoritairement positives, avec des personnes "globalement ouvertes à la discussion".
L'association ne prône pas un changement radical et immédiat des habitudes de consommation. "Nous ne leur disons pas qu’ils doivent arrêter de manger de la viande du jour au lendemain, nous présentons simplement les alternatives et les conséquences de l’élevage intensif", a conclu M. Lalande. Cette stratégie vise à accompagner une transition alimentaire progressive, en rendant les alternatives plus visibles et accessibles pour tous.





