Le maire de Nice et candidat à sa réélection, Christian Estrosi, a dévoilé un projet visant à faire circuler les tramways toute la nuit les vendredis et samedis. Cette mesure, destinée à renforcer la sécurité des noctambules, serait mise en place à partir de juillet 2026 en cas de victoire aux prochaines élections municipales.
Les points clés
- Proposition de faire circuler les tramways toute la nuit les vendredis et samedis à Nice.
- La mesure entrerait en vigueur en juillet 2026, sous condition de la réélection de Christian Estrosi.
- L'objectif principal est d'améliorer la sécurité des jeunes lors de leurs sorties nocturnes.
- Le coût annuel du projet est estimé à environ 500 000 euros.
Une nouvelle offre de mobilité pour la vie nocturne
Dans le cadre de sa campagne pour les élections municipales de mars 2026, Christian Estrosi a présenté une proposition qui pourrait transformer les déplacements nocturnes à Nice. Le projet consiste à maintenir un service de tramway continu durant les nuits du vendredi au samedi et du samedi au dimanche.
Si la mesure est adoptée, deux rames de tramway circuleraient en permanence sur l'ensemble du réseau, couvrant les lignes 1, 2 et 3. Seule la desserte de l'aéroport serait exclue du dispositif, en raison de sa fermeture nocturne.
Cette initiative vise principalement les jeunes et les personnes travaillant tard le soir, leur offrant une alternative sécurisée et économique pour rentrer chez eux après une sortie ou une fin de service.
Contexte électoral
Cette annonce s'inscrit dans une série de propositions sur les transports publics. La veille, le candidat avait déjà évoqué la gratuité des transports pour tous les retraités de la métropole, une mesure chiffrée à 5 millions d'euros par an. Ces deux projets sont conditionnés à sa victoire aux élections de mars 2026.
La sécurité comme argument principal
Le maire-candidat a fortement insisté sur la dimension sécuritaire de son projet. L'objectif est de réduire les risques liés aux retours tardifs et d'apporter une tranquillité d'esprit aux familles.
« Je connais trop l’angoisse du papa ou de la maman qui attend, parfois la boule au ventre, que son enfant rentre d’une soirée entre amis au milieu de la nuit », a déclaré Christian Estrosi lors de la présentation de la mesure.
Pour garantir la sûreté des voyageurs, un dispositif spécifique est prévu. Chaque rame circulant la nuit serait accompagnée par deux agents du Groupe Sûreté Contrôle Transports (GSCT). Leur présence vise à prévenir les incivilités et à assurer un environnement serein pour tous les passagers.
Un service pour les jeunes et les travailleurs
Les principaux bénéficiaires de ce service nocturne seraient les étudiants, les jeunes actifs et les employés du secteur de la restauration ou de l'événementiel. Actuellement, les options de transport en fin de nuit sont limitées, obligeant souvent à recourir à des solutions plus coûteuses ou moins sûres.
En offrant une option de transport public fiable et sécurisée, la municipalité espère non seulement faciliter la vie de ses administrés mais aussi soutenir l'attractivité de la vie nocturne niçoise, un secteur économique important pour la ville.
Le projet en chiffres
- 2 nuits par semaine : du vendredi au samedi et du samedi au dimanche.
- 2 rames en circulation continue sur le réseau.
- 2 agents de sécurité par rame.
- 500 000 € de coût annuel estimé.
Analyse du financement et de la mise en œuvre
Le coût de cette nouvelle mesure est estimé par l'équipe du candidat à environ 500 000 euros par an. Ce budget couvrirait les frais de fonctionnement, la maintenance des rames utilisées la nuit et la rémunération des agents de sécurité supplémentaires.
Cette proposition a été présentée comme une « petite révolution » par Christian Estrosi, soulignant son impact potentiel sur les habitudes des Niçois. Elle vient compléter une autre annonce majeure concernant les transports : la gratuité pour tous les retraités de la métropole, sans condition de ressources.
La mise en œuvre de ces deux projets dépendra entièrement du résultat des élections municipales prévues en mars 2026. Si le maire sortant est réélu, les premières rames nocturnes pourraient circuler dès le mois de juillet 2026, coïncidant avec la période estivale où la demande est la plus forte.
Cette stratégie de campagne met clairement l'accent sur la mobilité et le pouvoir d'achat, deux thématiques centrales pour les électeurs. La faisabilité et l'impact de ces promesses seront sans aucun doute au cœur des débats dans les mois à venir.





