Christian Estrosi, maire (Horizons) de Nice, a officiellement lancé sa campagne pour un quatrième mandat municipal le samedi 22 novembre 2025. L'événement s'est déroulé au centre de congrès OcéaNice, situé sur le port, devant une foule de 3 000 Niçois et de nombreux soutiens.
Points Clés
- Lancement officiel de campagne pour un 4e mandat le 22 novembre 2025.
- Rassemblement de 3 000 personnes à OcéaNice, sur le port de Nice.
- Le slogan de campagne est « Tous pour Nice ».
- Christian Estrosi a critiqué ses opposants sans les nommer directement.
- La sécurité sera le premier axe de son programme, avec un plan détaillé à venir.
L'ambiance était festive et mobilisatrice. Christian Estrosi a fait une entrée remarquée sur la scène, accompagné de la musique entraînante de Walking on a dream. Il a affirmé sa détermination à poursuivre son action pour la ville.
Un Rassemblement Fédérateur au Cœur de Nice
Le choix du lieu n'était pas anodin. Le centre OcéaNice, une infrastructure moderne destinée à accueillir des événements majeurs comme la conférence onusienne sur l'Océan en juin, symbolisait le dynamisme de la ville. Christian Estrosi a d'ailleurs souligné la diversité de son public, qu'il a décrit comme le reflet de Nice elle-même.
« Ce rassemblement ressemble à Nice. Nice la vraie, la fière, la multiple, de toutes les couleurs, de toutes les confessions, mais où bat un seul cœur, quelles que soient vos origines : tous Niçois et tous pour Nice. »
Le slogan de sa liste, « Tous pour Nice », incarne cette volonté d'unité et d'appartenance à une communauté de destin partagée. Parmi l'assistance, de nombreuses personnalités politiques locales étaient présentes, comme Pierre-Paul Léonelli, Louis Nègre, Dominique Estrosi-Sassone et Patricia Demas. Des figures publiques du monde du sport et de la culture avaient également fait le déplacement, notamment Gérard Holtz, Stéphane Diagana, Michel Boujenah et Daniel Benoin, apportant un soutien visible à la candidature.
Chiffre Clé
Environ 3 000 Niçois ont assisté au lancement de campagne à OcéaNice, témoignant d'une mobilisation significative.
Bilan et Premières Attaques Contre les Opposants
Après avoir salué ses soutiens, Christian Estrosi a brièvement évoqué son bilan des mandats précédents. Il a mentionné le prolongement de la voie Mathis et l'extension de la promenade du Paillon. Il a cependant indiqué ne pas vouloir détailler toutes ses réalisations, estimant que la liste serait trop longue.
Le maire sortant a ensuite expliqué les raisons de ce lancement anticipé de campagne. Il a mis en avant son engagement quotidien dans la gestion de la ville et de la métropole, contrastant avec ce qu'il perçoit comme des « bavardages » et des « fake news » de ses adversaires. Sans citer de noms, il a clairement ciblé « le candidat du RN et de l'UDR », faisant référence à son ancien collaborateur Éric Ciotti.
Critiques sur les Positions Nationales
Christian Estrosi a profité de l'occasion pour régler des comptes politiques. Il a reproché aux députés UDR de Nice, Éric Ciotti, Christelle d'Intorni et Bernard Chaix, d'avoir voté à Paris, avec La France insoumise, des « 40 milliards d'impôts supplémentaires » dans la loi de finances. Cette attaque visait à contraster sa gestion des finances locales, qu'il présente comme saine, avec les positions de ses opposants.
Contexte Politique
La campagne municipale à Nice s'annonce tendue, marquée par une rivalité notable entre Christian Estrosi et son ancien allié, Éric Ciotti, député des Alpes-Maritimes.
Une Vision de la Ville et des Réponses aux Programmes Adversaires
Le candidat a mis en garde contre un possible « rétropédalage » si d'autres forces politiques prenaient les rênes de la ville. Il a ironisé sur les propositions de ses concurrents, les jugeant irréalistes ou déjà mises en œuvre.
- Concernant les écologistes, il a caricaturé leur demande d'installer des climatiseurs dans les salles de classe, précisant que leurs propositions réelles portaient sur la rénovation des écoles et l'amélioration des systèmes de ventilation existants.
- Face au candidat d'extrême droite (RN/UDR), il a raillé l'idée de retirer la sculpture du lion de Richard Orlinski, dont le départ était déjà prévu le 30 novembre par contrat. Il a également critiqué la proposition d'installer un bowling à Gorbella, un projet déjà envisagé, et l'idée de brader la ville à un « État étranger » via une zone franche.
- Quant au candidat communiste, Julien Picot, il a moqué ses propositions d'études pour surélever le bâti, affirmant que ces études étaient déjà réalisées, et l'idée de multiplier les espaces culturels comme le Stockfish.
« J'ai envie de leur dire à tous : ne vous embêtez pas ! Si vous voulez, on peut vous écrire votre programme. Ça ira plus vite ! » a-t-il lancé, visiblement amusé par la situation.
Sécurité, Premier Axe du Futur Programme
Malgré l'absence de dévoilement complet de son programme lors de ce lancement, Christian Estrosi a annoncé une orientation majeure pour les semaines à venir. Il débutera la présentation de son projet par « un grand plan général de sécurité ».
Une des premières mesures concrètes mentionnées est la création d'une brigade stups permanente de la police municipale. Cette brigade sera mise à disposition du préfet et du procureur. La sécurité, un thème souvent central dans les débats politiques locaux, se positionne ainsi comme un pilier de sa future campagne.
La question de son étiquette politique pour les prochaines élections reste ouverte. Membre d'Horizons, le parti d'Édouard Philippe, Christian Estrosi a récemment réaffirmé son attachement aux Républicains. Il a promis d'éclaircir ce point « très bientôt ».
Ce lancement marque le début officiel d'une campagne qui s'annonce intense et riche en rebondissements, avec des enjeux importants pour l'avenir de Nice.





