La campagne pour les élections municipales de 2026 à Cagnes-sur-Mer prend un tournant inattendu. Des affiches de candidature de Bryan Masson, député des Alpes-Maritimes, apparaissent sans le logo du Rassemblement National (RN), son parti. Cette absence interpelle et suscite des réactions, notamment un contre-affichage anonyme.
Points Clés
- Bryan Masson, candidat à la mairie de Cagnes-sur-Mer, a affiché sa candidature sans le logo du Rassemblement National.
- Des affiches anonymes, moquant ce choix, ont été collées par-dessus les siennes.
- Bryan Masson assume cette stratégie, affirmant vouloir toucher un électorat plus large et se présenter comme un enfant de Cagnes-sur-Mer.
- Ce positionnement inquiète ses opposants, craignant une perte de leurs électeurs traditionnels.
- La mairie de Cagnes-sur-Mer, sollicitée, refuse de commenter ces actions de contre-affichage.
Des affiches qui font parler à Cagnes-sur-Mer
Depuis quelques jours, les murs de Cagnes-sur-Mer affichent la candidature de Bryan Masson pour les élections municipales de 2026. L'élu, déjà député de la sixième circonscription des Alpes-Maritimes, se positionne pour la mairie. Cependant, un détail frappe l'œil des observateurs : l'absence notable du logo du Rassemblement National sur ses affiches de campagne. Ce choix, loin de passer inaperçu, a déclenché une vague de spéculations et un phénomène de contre-affichage.
Des affiches pirates, dépourvues de toute signature, ont commencé à apparaître, recouvrant partiellement celles de Bryan Masson. On peut y lire des messages sarcastiques comme « Coucou le RN, on cache son logo ??? » ou un émoji faisant chut. Ces actions anonymes suggèrent que l'élu chercherait à dissimuler son appartenance politique, un sous-entendu que Bryan Masson rejette fermement.
Un fait marquant
L'absence du logo du parti sur les affiches de Bryan Masson n'est pas une première dans les stratégies de campagne pour élargir une base électorale, mais elle est rarement aussi ouvertement pointée du doigt par des actions de contre-affichage. Cela met en lumière la sensibilité de l'appartenance politique dans certaines campagnes locales.
La stratégie assumée de Bryan Masson
Face à ces critiques et à ce contre-affichage, Bryan Masson ne se dérobe pas. Il assume pleinement sa stratégie de communication. Pour lui, l'omission du logo n'est pas une tentative de dissimulation, mais un moyen de se présenter différemment aux électeurs de Cagnes-sur-Mer. Il souhaite incarner « Bryan Masson, l'ancien gamin de Cagnes qui a une vision pour la ville de ses racines », plutôt que le député ou le porte-parole d'un groupe parlementaire.
« Quoi répondre à ces bassesses-là ? J’ose espérer que le monde sait que je suis au RN après avoir été élu, puis réélu comme parlementaire sous cette étiquette. Ça n’est pas faute d’avoir imprimé des affiches où je suis entouré de Marine Le Pen et Jordan Bardella. Et puis, si j’avais envie de me cacher, je n’aurai pas accepté [en 2024] d’être porte-parole du groupe à l’Assemblée nationale. Je n’ai honte de rien. »
Il souligne que son appartenance au Rassemblement National est de notoriété publique, ayant été élu et réélu sous cette étiquette. Il rappelle également son rôle de porte-parole du groupe à l'Assemblée nationale en 2024, une fonction qui serait incompatible avec une volonté de se cacher. Le député voit dans ces attaques une manœuvre de ses opposants, effrayés à l'idée qu'il puisse séduire au-delà de son électorat traditionnel.
Un élargissement stratégique de l'électorat
La démarche de Bryan Masson vise clairement à « ratisser plus large », c'est-à-dire à attirer des voix au-delà des électeurs traditionnels du Rassemblement National. Cette stratégie semble particulièrement cibler l'électorat de droite, notamment celui des Républicains, parti du maire sortant Louis Nègre. La proximité de Louis Nègre avec Christian Estrosi, maire de Nice et vice-président d'Horizon, pourrait décevoir certains partisans d'une droite plus conservatrice.
Contexte politique local
En juin 2024, Éric Ciotti avait initié un rapprochement entre Les Républicains et le Rassemblement National, créant l'Union des droites pour la République. Ce contexte national peut influencer les dynamiques locales, offrant des opportunités pour des candidats comme Bryan Masson de capter des voix au sein d'une droite divisée ou insatisfaite des alliances existantes.
Bryan Masson laisse entendre que les logos de son parti réapparaîtront au moment opportun, notamment lorsque sa liste de candidats sera officiellement arrêtée. Cette flexibilité dans l'affichage de son appartenance politique est perçue comme un signe de sa volonté de s'adapter aux sensibilités locales pour maximiser ses chances de succès.
Qui se cache derrière le contre-affichage ?
La question de l'identité des auteurs de ces affiches anonymes reste posée. Ce n'est pas la première fois que Bryan Masson est la cible de telles actions. À la rentrée précédente, une campagne similaire avait taclé sa présidente de parti avec des extraits de déclarations de Marine Le Pen datant de 2004. Là encore, aucune revendication n'avait été faite.
Interrogée sur le sujet, la mairie de Cagnes-sur-Mer maintient un silence radio, refusant de commenter ces actions. Bryan Masson, sans nommer explicitement de responsables, pointe du doigt des opposants prêts à dépenser de l'argent pour ce qu'il qualifie de « politique de caniveau ». Il suggère que ces manœuvres sont le signe d'une certaine nervosité à l'approche des élections.
- Absence de signature : Les affiches de contre-affichage sont toujours anonymes.
- Ciblage précis : Elles visent spécifiquement Bryan Masson et son parti.
- Coût non négligeable : La production et l'affichage de ces posters représentent un investissement.
Ce feuilleton du contre-affichage souligne l'intensité de la compétition politique à Cagnes-sur-Mer. Alors que les élections municipales de 2026 approchent, les stratégies de communication des candidats sont scrutées et parfois détournées, témoignant d'un climat électoral déjà bien animé.





