Le marché immobilier à Nice connaît une croissance spectaculaire, avec une augmentation moyenne des prix de 21,3 % pour les appartements entre 2020 et 2026. Cette tendance, qui rend l'accès à la propriété de plus en plus difficile, est particulièrement marquée dans les quartiers situés sur les hauteurs de la ville, où la demande pour des vues sur la mer et plus de tranquillité a fait flamber les prix.
Points Clés
- Le prix moyen des appartements à Nice a augmenté de 21,3 % en six ans.
- Les quartiers sur les collines ont enregistré les plus fortes hausses, atteignant près de 25 %.
- Le Mont Boron est le quartier le plus cher, avec un prix moyen de 8 207 € le mètre carré pour un appartement.
- La demande immobilière à Nice a bondi de 28 % au cours des deux dernières années.
Une augmentation généralisée mais inégale
Devenir propriétaire sur la Côte d'Azur est un projet de plus en plus coûteux, et Nice ne fait pas exception. En l'espace de six ans, le prix moyen au mètre carré pour un appartement a grimpé de près de 1 000 euros. Cette hausse globale cache cependant des disparités importantes entre les différents secteurs de la ville.
Une analyse détaillée révèle que 11 des 38 quartiers de la ville ont vu leurs prix immobiliers bondir de près de 25 %. Cette flambée ne se limite pas aux zones les plus centrales ou au bord de mer, mais touche de manière prédominante les secteurs en altitude.
Les collines niçoises, un attrait irrésistible
Les quartiers prisés sur les collines de Nice ont connu la plus forte inflation. Des secteurs comme Cimiez, le Mont Boron, Fabron ou encore Rimiez affichent tous des augmentations de 24,6 %. Cette tendance s'explique par une recherche accrue de calme et d'espace, loin de l'agitation du centre-ville.
Pourquoi les hauteurs sont-elles si demandées ?
L'attrait pour les collines niçoises s'est renforcé depuis 2020. Les acheteurs recherchent non seulement une vue imprenable sur la ville et la Méditerranée, mais aussi une meilleure qualité de vie. La possibilité de disposer de plus grands espaces, de jardins ou de terrasses est devenue un critère essentiel pour de nombreux acquéreurs.
« Les collines font aussi la beauté de Nice, l’effet vue sur la ville et la mer, un peu plus en hauteur plaît beaucoup. Les acheteurs cherchent aussi de la tranquillité en s’éloignant un peu du centre », analyse Alexandra Verlhiac, économiste chez SeLoger.com.
Cette demande soutenue a mécaniquement tiré les prix vers le haut. Les quartiers suivants ont tous enregistré une hausse de 24,6 % entre 2020 et 2026 :
- Saint-Marguerite
- Mont Boron
- Cimiez
- Caucade
- Fabron
- Saint-Pierre de Feric
- Saint-Antoine
- Rimiez
- Pessicart / Saint Pancrace
- Crémat Saint Roman Gairaut
Le Mont Boron, sommet des prix niçois
Parmi ces quartiers de prestige, le Mont Boron se distingue comme le secteur le plus onéreux de la capitale azuréenne. En février 2026, le prix moyen au mètre carré y atteint des sommets, confirmant son statut de zone résidentielle ultra-privilégiée.
Prix au mètre carré au Mont Boron
- Appartements : 8 207 €/m²
- Maisons : 11 036 €/m²
Ce niveau de prix le place loin devant de nombreux autres quartiers, même ceux qui sont pourtant très recherchés. La combinaison d'une vue exceptionnelle, de propriétés de luxe et d'un environnement préservé en fait une valeur sûre pour les investisseurs et les acheteurs fortunés.
Des dynamiques contrastées dans le reste de la ville
Si les collines s'envolent, d'autres quartiers emblématiques connaissent également une forte progression. Le secteur de la Libération, très animé, a vu ses prix augmenter de 23,4 % en six ans, avec une accélération notable de 6,7 % entre 2023 et 2026. Des quartiers comme Jean-Médecin, le Vieux-Nice ou encore Riquier affichent des hausses supérieures à 22 %.
À l'inverse, certains secteurs progressent plus modestement. C'est le cas de l'Ariane et de Roquebilière, avec une augmentation de 17,9 %. Plus surprenant, le quartier du Port, pourtant très attractif, enregistre la plus faible hausse de la ville avec +17,4 % sur la période. La rareté des grands appartements et des espaces extérieurs pourrait expliquer cette modération relative.
Quelles perspectives pour le marché immobilier à Nice ?
La majeure partie de cette augmentation s'est produite durant la période 2020-2023, stimulée par un contexte de taux d'intérêt bas et un regain d'intérêt pour l'immobilier post-pandémie. Malgré la récente remontée des taux, la demande à Nice reste exceptionnellement forte.
Selon les données disponibles, la demande immobilière a progressé de 28 % au cours des deux dernières années, un chiffre bien supérieur à celui de nombreuses autres grandes métropoles françaises. Cette tension persistante entre une offre limitée et un grand nombre d'acheteurs potentiels suggère que la tendance haussière n'est pas près de s'inverser.
Les experts anticipent un marché très actif dans les mois à venir. « Le printemps s’annonce très dynamique », prévient Alexandra Verlhiac, indiquant que l'attractivité de Nice continue d'opérer, tant pour les résidents locaux que pour les acheteurs venus d'ailleurs.





