Une opération de démolition partielle a débuté ce 12 janvier sur le site du Vivier Véran, situé sur le boulevard Franck Pilatte à l'entrée du port de Nice. L'intervention, entièrement pilotée par l'État, vise à sécuriser la structure tout en préservant son socle historique, un élément clé du patrimoine local et du littoral niçois.
Le chantier se concentre sur la partie supérieure du bâtiment, un ancien restaurant désaffecté depuis une dizaine d'années, dont l'état de dégradation avancé posait des problèmes de sécurité. La base en pierre, datant du XIXe siècle, sera quant à elle intégralement conservée.
L'essentiel du projet
- Démolition ciblée : Seul le premier étage, ajouté dans les années 1960, est concerné par les travaux.
- Préservation du patrimoine : La structure historique en pierre du vivier, datant de la fin du XIXe siècle, est intégralement conservée.
- Durée et accès : Les travaux dureront environ trois mois. La plage des Bains Militaires reste ouverte au public pendant toute la durée du chantier.
- Financement : L'opération est entièrement financée et coordonnée par les services de l'État.
Un site chargé d'histoire face à la mer
Le Vivier Véran est une figure familière du paysage niçois. Niché à l'entrée du port, près de la plage des Bains Militaires, son histoire remonte à la fin du XIXe siècle. À cette époque, deux viviers à poissons et langoustes furent construits sur les vestiges de l'ancien Lazaret, témoignant de l'activité maritime de la ville.
Au fil des décennies, le site a évolué. L'un des viviers a été intégré au centre nautique dans les années 1940. Le second, celui qui fait aujourd'hui l'objet des travaux, a connu une transformation majeure dans les années 1960 avec l'ajout d'un étage pour accueillir un restaurant de poissons.
Du vivier au restaurant
La surélévation du bâtiment dans les années 1960 a permis de créer un établissement de restauration avec une vue imprenable sur la mer. Cependant, après des décennies d'activité, le restaurant a fermé ses portes il y a environ dix ans. Depuis, la structure supérieure s'est progressivement dégradée, rendant une intervention nécessaire.
Cette partie ajoutée au XXe siècle est aujourd'hui au cœur des préoccupations. Son état de délabrement a conduit les autorités à prendre la décision de la démolir pour garantir la sécurité des lieux.
Une démolition pour mieux préserver
L'opération en cours n'est pas une destruction totale, mais une démolition ciblée et réfléchie. Seul le premier niveau, l'ancien restaurant, sera retiré. L'objectif est de retrouver la silhouette originelle du vivier tout en éliminant les risques liés à la vétusté de la construction moderne.
La partie historique, la base en pierres massives, sera soigneusement préservée. Cette décision s'appuie sur deux raisons fondamentales : son intérêt patrimonial et son rôle écologique.
Un patrimoine mondial et un rôle écologique
La structure en pierre du Vivier Véran fait partie intégrante du site inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO. De plus, elle joue un rôle essentiel dans la stabilisation de la plage de galets adjacente, contribuant à maintenir l'équilibre sédimentaire du littoral.
En conservant cette base historique, l'État assure la protection d'un témoin du passé niçois et préserve une fonction naturelle importante pour l'environnement côtier. Les travaux sont donc une alliance entre sécurité, respect de l'histoire et protection du littoral.
Déroulement des travaux et impact local
Le chantier, qui a démarré le 12 janvier, devrait s'étendre sur une période de trois mois. L'ensemble de l'opération est financé et géré par l'État, qui en assure la maîtrise d'ouvrage.
Pour les Niçois et les visiteurs, l'impact sur la vie quotidienne se veut minimal. Les autorités ont confirmé que l'accès à la plage des Bains Militaires sera maintenu pendant toute la durée des travaux. Cette plage, très fréquentée par les habitants tout au long de l'année, restera donc accessible.
« Cette intervention s'inscrit dans une démarche de conservation et d'entretien du patrimoine niçois, visant à sécuriser les ouvrages existants tout en respectant l'histoire et l'environnement du littoral. »
Seule concession demandée au public : les douches de la plage seront temporairement hors service le temps du chantier. Cette mesure est nécessaire pour permettre aux équipes de travailler en toute sécurité à proximité.
Cette opération de réhabilitation illustre la volonté de concilier les impératifs de sécurité modernes avec la valorisation d'un patrimoine historique qui façonne l'identité de la ville de Nice.





