Après dix jours de fermeture suite à un important éboulement, la route de la Vésubie (RM2565) est de nouveau accessible à la circulation depuis l'après-midi du jeudi 12 février 2026. Cette réouverture marque la fin d'une première phase de travaux intensifs pour sécuriser cet axe vital pour la vallée.
La coupure, survenue au niveau du Suquet juste avant la commune de Lantosque, avait isolé une partie de la vallée, rendant les déplacements quotidiens difficiles pour les résidents et les entreprises locales. La mobilisation rapide des services métropolitains a permis de rétablir la liaison dans des délais contenus.
Un soulagement pour les habitants de la vallée
La nouvelle de la réouverture a été accueillie avec un grand soulagement par les habitants et les professionnels de la Vésubie. Pendant plus d'une semaine, ils ont dû composer avec des itinéraires alternatifs plus longs et complexes, perturbant leur quotidien et l'activité économique locale.
Cet axe routier est considéré comme stratégique, car il constitue la principale voie d'accès pour plusieurs communes de l'arrière-pays niçois. Sa fermeture a rappelé la vulnérabilité des infrastructures de montagne face aux événements climatiques.
Un axe essentiel pour l'arrière-pays
La RM2565, plus connue sous le nom de route de la Vésubie, dessert de nombreuses communes et constitue une artère économique et sociale indispensable. Chaque fermeture, même temporaire, a des répercussions directes sur la vie de milliers de personnes, de l'accès aux services de santé au transport des marchandises.
Des travaux de sécurisation d'envergure
La réouverture a été rendue possible grâce à une intervention rapide et technique menée par les équipes de la Métropole Nice Côte d'Azur et des entreprises de la vallée. La première phase des travaux, d'un coût de 100 000 euros, a consisté en plusieurs opérations critiques pour garantir la sécurité des usagers.
Les équipes sur le terrain ont travaillé sans relâche pour surmonter les défis posés par l'instabilité de la falaise. Les opérations ont été menées avec une grande précaution pour éviter tout incident supplémentaire.
Les étapes clés du chantier
Les interventions ont été multiples et complémentaires pour stabiliser durablement la zone de l'éboulement. Voici les principales actions réalisées :
- Purge de la falaise : Environ 100 tonnes de blocs rocheux instables qui menaçaient encore de tomber ont été retirées.
- Pose de protections : Un filet de protection a été installé sur la paroi pour contenir les chutes de pierres de plus petite taille.
- Création d'une barrière : Un merlon de protection, une sorte de digue de terre et de roches, a été érigé sur 40 mètres de long en contrebas de la route pour arrêter d'éventuels futurs glissements.
- Réparation de la chaussée : La route elle-même avait été endommagée par la chute d'un bloc de 15 tonnes, nécessitant des réparations importantes.
- Débroussaillage préventif : Le talus en amont a été entièrement dégagé pour mieux surveiller la zone et prévenir de nouveaux départs de glissement.
Retour sur un éboulement spectaculaire
L'incident initial s'est produit au début du mois de février, à la suite de fortes intempéries qui ont fragilisé les sols dans tout le département. Un pan de la falaise s'est effondré sur la chaussée, coupant net la circulation.
Un bloc de 15 tonnes sur la route
L'un des éléments les plus marquants de cet éboulement a été la chute d'un bloc rocheux estimé à 15 tonnes. Ce rocher a non seulement bloqué la voie mais a également causé des dégâts significatifs à la structure de la route, illustrant la puissance de l'événement.
Immédiatement après l'éboulement, les autorités avaient jugé la situation trop dangereuse pour envisager une réouverture rapide. Une évaluation avait révélé que près de 40 tonnes de roches menaçaient encore de s'effondrer, justifiant la fermeture prolongée et l'ampleur des travaux de purge.
Une mobilisation locale efficace
La rapidité de l'intervention a été saluée. La Métropole a souligné la « forte mobilisation des équipes métropolitaines et des entreprises de la vallée ». Cette collaboration a permis de mutualiser les compétences et les ressources pour agir efficacement.
Les entreprises locales, connaissant parfaitement le terrain, ont joué un rôle crucial dans les opérations de déblaiement et de sécurisation. Cette synergie entre les services publics et le secteur privé local a été un facteur clé dans le succès de cette première phase de travaux.
Bien que la route soit de nouveau ouverte, la zone restera sous surveillance, notamment lors des prochains épisodes de fortes pluies. Des inspections régulières seront menées pour s'assurer de la stabilité de la falaise et garantir la sécurité des automobilistes sur le long terme.





