Le Collectif Antifasciste appelle à une manifestation ce samedi 17 janvier 2026 à Nice pour protester contre la montée de la violence d'extrême droite. Le rassemblement est prévu à 14 heures devant la gare de Nice-Ville, en réponse à une agression raciste survenue en décembre dernier.
Les organisateurs espèrent mobiliser largement pour dénoncer ce qu'ils qualifient de "racisme systémique et institutionnel" et réclamer des rues plus sûres pour tous les citoyens. L'événement vise à être une démonstration de force citoyenne face à la banalisation des discours de haine.
Points Clés
- Une manifestation antifasciste est organisée à Nice le samedi 17 janvier 2026.
- Le point de départ est fixé à 14 heures devant la gare de Nice-Ville.
- L'appel a été lancé par le Collectif Antifasciste suite à une agression raciste en décembre 2025.
- L'objectif est de dénoncer la violence d'extrême droite et de revendiquer la sécurité dans l'espace public.
- La marche rejoindra un autre rassemblement pour la Palestine sur la place Garibaldi à 16h30.
Un appel à la mobilisation citoyenne
Les rues de Nice s'apprêtent à accueillir une marche citoyenne ce samedi 17 janvier. Le Collectif Antifasciste a lancé un appel à se rassembler dès 14 heures devant la gare de Nice-Ville. L'objectif affiché est de s'opposer fermement à la montée de la violence d'extrême droite dans la ville.
Dans sa communication, le collectif a été clair sur ses motivations. "Nous refusons que Nice devienne un terrain de chasse pour les fascistes", peut-on lire dans leur communiqué. Cet appel vise à réunir toutes les personnes qui s'opposent à la diffusion d'idéologies basées sur la haine.
La manifestation se veut unitaire et inclusive, invitant tous ceux qui combattent le racisme, le sexisme et les LGBTphobies à se joindre au cortège. Il s'agit, selon les organisateurs, de reprendre possession de l'espace public pour que la sécurité de chacun soit garantie.
L'agression de décembre comme élément déclencheur
Cette mobilisation n'est pas un événement isolé. Elle fait directement suite à un acte de violence qui a marqué les esprits à la fin de l'année 2025. Le collectif rappelle les faits : "Le 13 décembre 2025, Nice a été le théâtre d’une violente agression raciste."
Selon le collectif, une quinzaine d'individus cagoulés, identifiés comme des néonazis, s'en sont pris à un groupe de jeunes. L'attaque aurait été motivée uniquement par "leur apparence, de leur origine supposée".
Pour les organisateurs, cet événement n'est pas un simple fait divers. Ils le décrivent comme un "acte politique" révélateur d'un problème plus profond. Ils y voient le "symptôme d’un racisme systémique et institutionnel qui frappe à tous les niveaux".
Le collectif cite des exemples concrets de ce racisme, comme les discriminations à l'embauche, dans l'accès aux soins ou encore au logement, qui affectent de nombreux citoyens au quotidien.
Critique d'un "silence assourdissant"
Au-delà de la dénonciation des actes de violence, le collectif pointe du doigt la réaction, ou l'absence de réaction, des pouvoirs publics. Il dénonce un "silence assourdissant" de la part des autorités, tant au niveau local que national, face à ces agressions.
"Ce silence n'est ni neutre ni anodin : il nourrit l’impunité, banalise la haine et laisse prospérer l’extrême droite violente dans nos rues", affirme le collectif dans son appel à manifester.
Cette critique met en lumière un sentiment d'abandon chez une partie de la population. Les organisateurs estiment que cette passivité des institutions contribue à créer un climat où les groupes extrémistes se sentent autorisés à agir en toute impunité.
La manifestation de samedi vise donc aussi à interpeller les responsables politiques et à exiger une condamnation ferme et des actions concrètes contre ces phénomènes de violence.
Reprendre l'espace public pour la sécurité de tous
L'objectif principal de la marche est clair : permettre à chacun de se sentir en sécurité dans les rues de Nice. Le collectif insiste sur la nécessité de "reprendre l’espace public" afin qu'il ne soit pas confisqué par la peur et l'intimidation.
Le slogan final de leur appel est sans équivoque : "Il faut que la peur change de camp." Cette phrase résume la volonté de renverser la dynamique actuelle, où les victimes de discriminations et de violences se sentent menacées dans leur propre ville.
La manifestation se veut une réponse pacifique mais déterminée. Elle est présentée comme un acte de résistance pour la dignité et l'égalité, des valeurs fondamentales mises à mal par les agressions répétées.
Le cortège, après son départ de la gare, rejoindra un autre rassemblement. Il est prévu qu'il converge vers la place Garibaldi à 16h30 pour s'unir à une manifestation en faveur de la Palestine, créant ainsi une jonction entre différentes luttes pour les droits humains.





