La Caisse d'Épargne Côte d'Azur (CECAZ) a officiellement lancé un vaste chantier de rénovation de son siège historique, situé dans le quartier d'affaires de l'Arénas à Nice. Ce projet d'envergure, qui s'étalera jusqu'à fin 2027, vise à moderniser en profondeur le bâtiment datant de 1991 pour l'aligner sur les nouvelles normes environnementales et améliorer le confort de ses collaborateurs.
Les travaux, confiés à l'architecte de renom Rudy Ricciotti, ont pour ambition de réduire drastiquement la consommation énergétique du site. Pendant la durée du chantier, près de 500 employés ont été temporairement relogés, marquant le début d'une transformation majeure pour la banque coopérative et pour le quartier.
Les points clés du projet
- Rénovation complète du siège de la CECAZ à Nice, construit en 1991.
- Objectif de réduction de la consommation d'énergie de 40 % d'ici 2030.
- Le projet est dirigé par l'architecte Rudy Ricciotti.
- Le chantier durera deux ans, avec une livraison prévue fin 2027.
- 500 collaborateurs ont été relogés pendant les travaux.
Un engagement pour la performance environnementale
La décision de rénover ce bâtiment emblématique n'est pas anodine. Elle répond à une nécessité de mettre en adéquation les infrastructures de la banque avec ses engagements en matière de responsabilité sociale et environnementale (RSE). Claude Valade, président du directoire de la CECAZ, a souligné cette ambition lors du lancement officiel des travaux le 5 novembre dernier.
« Nous sommes installés ici depuis 1991 dans un bâtiment qui a quelques lacunes sur le plan de la responsabilité sociale et environnementale. Nous avons la conviction que nos bâtiments doivent être à la hauteur de nos engagements », a-t-il expliqué.
L'objectif principal est de moderniser un édifice qui ne répond plus aux standards actuels. La performance énergétique, la réduction de l'empreinte carbone et l'amélioration du bien-être des salariés sont au cœur de cette démarche. Le projet est un marqueur fort de la volonté de la banque de s'inscrire dans une trajectoire durable.
Objectifs énergétiques ambitieux
La transformation du siège vise une réduction de la consommation énergétique de 40 % d'ici 2030 et de 50 % d'ici 2040. Ces chiffres témoignent de l'ampleur des travaux engagés pour optimiser l'isolation, le chauffage, la climatisation et l'éclairage du bâtiment.
Le choix de rester fidèle à l'Arénas
Alors que l'option de construire un nouveau siège ailleurs aurait pu être envisagée, la direction de la Caisse d'Épargne a fait le choix délibéré de rester dans le quartier de l'Arénas. Ce quartier d'affaires, situé à proximité de l'aéroport de Nice, est en pleine mutation, et la banque entend bien continuer à jouer un rôle dans son développement.
« On avait peut-être imaginé aller s’installer ailleurs, construire quelque chose de nouveau, mais nous avons pris la décision contraire et volontairement nous avons décidé de rester à l’Arénas », a précisé Claude Valade. Cette décision réaffirme l'ancrage territorial de l'institution.
Un quartier en pleine transformation
Le quartier de l'Arénas, où la Caisse d'Épargne fut l'une des premières grandes entreprises à s'installer, connaît aujourd'hui une nouvelle dynamique. Avec l'arrivée du tramway et le développement de nombreux projets immobiliers, il se positionne comme un pôle économique majeur de la métropole niçoise.
Françoise Lemalle, présidente du conseil d’orientation et de surveillance, a rappelé cet attachement historique : « Nous avons été parmi les premiers à croire en ce quartier d’affaires en y installant notre siège. Aujourd’hui l’Arénas est en train de connaître une nouvelle transformation et nous restons fidèle à ce lieu. »
Un chantier complexe mené par Rudy Ricciotti
La conduite de ce projet de rénovation a été confiée à l'architecte Rudy Ricciotti, connu pour ses réalisations audacieuses comme le MUCEM à Marseille. Fidèle à sa réputation, l'architecte a mis en avant l'efficacité de son approche, notamment sur le plan économique. « On n’a pas foutu votre pognon en l’air ! », a-t-il lancé avec son franc-parler habituel en direction des dirigeants de la banque.
Le chantier, qui a débuté à l'intérieur du bâtiment, est soumis à un calendrier strict. Christophe Kayser, le chef de projet, a expliqué l'enjeu principal : « On a un planning assez contraint puisque la Caisse d’Épargne a relogé 500 de ses collaborateurs. Il y a des loyers à payer tous les mois et il faut qu’on arrive à optimiser ce planning pour qu’en deux ans les collaborateurs puissent retrouver leur place dans le bâtiment historique. »
Les premières étapes consistent en des « déposes soignées » des éléments intérieurs afin de préparer la structure pour sa transformation en profondeur. L'ensemble des opérations est pensé pour minimiser les nuisances et respecter un calendrier qui permettra le retour des équipes fin 2027 dans un environnement de travail entièrement repensé, plus moderne, confortable et surtout, plus respectueux de l'environnement.





