Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées ce dimanche 11 janvier 2026 sur la Promenade des Anglais à Nice pour dénoncer la situation en Iran. Les manifestants, parmi lesquels de nombreux ressortissants iraniens, ont exprimé leur vive inquiétude face à la coupure totale des communications imposée par le régime et à la répression violente qui sévit dans le pays.
Le cortège s'est élancé depuis la réplique de la statue de la Liberté en direction du monument #ILoveNice, brandissant des drapeaux et des pancartes pour alerter l'opinion publique sur ce qu'ils qualifient de crise humanitaire majeure. Cet événement a également vu la présence de plusieurs figures politiques locales venues apporter leur soutien.
Les points clés de la mobilisation
- Plusieurs centaines de personnes ont manifesté à Nice ce dimanche 11 janvier 2026.
- La manifestation visait à dénoncer la répression et la coupure des communications en Iran.
- Des Iraniens de Nice sont sans contact avec leurs proches depuis trois jours.
- Les élus locaux Christian Estrosi et Éric Ciotti étaient présents pour soutenir le mouvement.
- Un nouveau rassemblement est prévu mercredi 15 janvier à 18h devant la mairie de Nice.
Un cri d'alarme face au silence
L'ambiance était empreinte d'une grande anxiété ce dimanche après-midi sur la Promenade des Anglais. Pour les membres de la diaspora iranienne de Nice, l'impossibilité de joindre leurs familles et amis restés en Iran est une source de tourment permanent. Depuis trois jours, le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, a ordonné une coupure générale des réseaux internet et téléphoniques, plongeant le pays dans un black-out informationnel.
"Nous ne savons pas s'ils sont vivants, s'ils vont bien", confie une manifestante, la voix étranglée par l'émotion. "Le régime veut commettre ses crimes en silence, loin des caméras du monde. Notre rôle, ici, est d'être leur voix."
Les manifestants ont dénoncé une répression sanglante des mouvements de contestation à l'intérieur du pays. Des informations, bien que difficiles à vérifier en raison de la censure, font état de nombreuses victimes. Une organisation non gouvernementale a récemment évoqué un bilan de 192 personnes tuées lors des récentes vagues de protestation.
Un black-out informationnel total
Depuis 72 heures, l'Iran est coupé de toute communication interne et externe sur ordre du gouvernement. Cette mesure empêche les citoyens de communiquer entre eux et avec l'extérieur, isolant de fait une population de plus de 88 millions d'habitants et rendant difficile la documentation des violations des droits humains.
Un soutien politique local unanime
La mobilisation niçoise a reçu le soutien de personnalités politiques de premier plan. Le maire de Nice, Christian Estrosi, et le député des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti, étaient tous deux présents aux côtés des manifestants, malgré leurs divergences politiques, notamment dans le cadre des prochaines élections municipales.
Leur présence commune a été perçue comme un signal fort de solidarité de la part de la ville de Nice envers la population iranienne. Les deux élus ont échangé avec les organisateurs et ont assuré la communauté de leur soutien dans cette épreuve.
Éric Ciotti a confirmé avoir adressé un courrier au président de la République française pour l'inciter à prendre position et à soutenir activement le peuple iranien dans sa lutte pour la liberté.
Cette démarche vise à porter la cause au plus haut niveau de l'État afin que la France exerce une pression diplomatique sur le régime de Téhéran. Des messages de soutien de la ville de Nice seront également affichés prochainement.
Contexte de la crise en Iran
La situation en Iran est marquée par une contestation populaire croissante face à des difficultés économiques, une inflation galopante et des restrictions sévères des libertés individuelles. Le gouvernement répond à ces mouvements par une répression systématique, incluant des arrestations massives et l'usage de la force létale contre les manifestants.
La mobilisation continue
La manifestation de ce dimanche n'est qu'une première étape pour la communauté iranienne de Nice et ses soutiens. La détermination à maintenir la pression et à continuer d'informer l'opinion publique reste intacte. Un nouveau rendez-vous est déjà fixé pour poursuivre le mouvement.
Les organisateurs appellent à un nouveau rassemblement :
- Date : Mercredi 15 janvier 2026
- Heure : 18h00
- Lieu : Devant la mairie de Nice
En signe de solidarité, il a été annoncé que l'Hôtel de Ville sera illuminé aux couleurs du drapeau iranien pendant la durée de ce rassemblement. Ce geste symbolique vise à rappeler que la ville de Nice se tient aux côtés de ceux qui luttent pour leurs droits fondamentaux.
Pour les participants, chaque rassemblement est une occasion de briser le mur du silence imposé par le régime iranien et de rappeler au monde la situation critique vécue par leurs compatriotes.





