À l'approche des élections municipales de 2026 à Nice, le candidat Jean-Marc Governatori a dévoilé une proposition centrale de son programme : la création d'un fonds de 100 millions d'euros destiné à la transition énergétique. Ce fonds serait financé par une contribution volontaire des 16 plus grandes fortunes de la ville.
Points Clés
- Jean-Marc Governatori, candidat pour les élections municipales de 2026 à Nice, propose un "Fonds Vert Niçois".
- L'objectif est de lever 100 millions d'euros pour financer la transition énergétique de la ville.
- Le financement proviendrait des 16 personnes les plus riches de Nice, définies comme ayant un patrimoine supérieur à 100 millions d'euros.
- La proposition repose sur un appel à la coopération et à la responsabilisation, et non sur une nouvelle taxe.
Une approche basée sur la coopération
Dans le paysage politique niçois qui se dessine pour 2026, Jean-Marc Governatori, tête de liste de "L'Écologie au centre", se distingue par une mesure financière et environnementale. Il suggère de solliciter les 16 "ultra-riches" identifiés à Nice pour abonder un fonds dédié à l'autonomie énergétique.
Loin de l'idée d'une taxe supplémentaire, le candidat prône une démarche de dialogue et de partenariat. "On quitte la confrontation et la suspicion pour la coopération", explique-t-il, soulignant que cette initiative vise à impliquer activement les résidents les plus fortunés dans l'avenir de leur ville.
"Ils vivent chez nous, ils aiment donc Nice, il faut les sensibiliser eux aussi à cette grave problématique énergétique."
L'idée est de créer une nouvelle dynamique où l'intérêt général prime sur les clivages idéologiques. Selon le candidat, l'efficacité de l'action commune est plus importante que les postures politiques traditionnelles.
Qui sont les "ultra-riches" ?
La proposition de Jean-Marc Governatori s'appuie sur des données fournies par le ministère du Budget. Le terme "ultra-riche" désigne généralement une personne dont le patrimoine personnel est estimé à plus de 100 millions d'euros. Selon ces chiffres, la ville de Nice en compterait 16.
Comment fonctionnerait ce fonds de 100 millions d'euros ?
Le mécanisme proposé est un appel à la "responsabilisation". Les grandes fortunes niçoises seraient invitées à investir dans le "Fonds Vert Niçois". Cet investissement ne serait pas à fonds perdu, mais offrirait un retour sur investissement.
Deux options principales seraient offertes aux contributeurs :
- Abondement direct dans le fonds vert géré localement.
- Investissement en capital dans des entreprises françaises spécialisées dans l'autonomie énergétique, comme Voltec Solar ou Dualsun, qui trouveraient à Nice un marché pour leurs solutions.
Le candidat insiste sur le fait que cette démarche symboliserait un changement de culture. "Y associer nos ultra-riches symbolisera notre dépassement de la confrontation pour aller vers la coopération", détaille-t-il. Il estime que cette stratégie est plus constructive que les approches traditionnellement adoptées par d'autres courants politiques.
Un objectif ambitieux
L'objectif de 100 millions d'euros représente un levier financier important. Si les 16 personnes ciblées participaient, cela correspondrait à une contribution moyenne de plus de 6 millions d'euros par personne. Ce montant permettrait de lancer des projets d'envergure sans alourdir la fiscalité des autres contribuables niçois.
Quels projets seraient financés ?
Les 100 millions d'euros collectés seraient directement fléchés vers des mesures concrètes visant à améliorer l'efficacité énergétique et à réduire l'empreinte carbone de la ville. Le programme de Jean-Marc Governatori identifie plusieurs axes prioritaires qui bénéficieraient de ce financement.
Lutter contre les passoires thermiques
Une part importante du fonds serait consacrée à l'éradication des logements mal isolés, connus sous le nom de "passoires thermiques". La rénovation de ces bâtiments permet de réduire significativement la consommation d'énergie et d'alléger les factures des ménages.
Développer les énergies renouvelables
Le fonds permettrait également d'accélérer le déploiement de solutions d'énergies renouvelables locales. Le candidat cite notamment deux technologies clés pour la région :
- Le solaire : Installation de panneaux solaires sur les toits des bâtiments publics et privés.
- La géothermie : Exploitation de la chaleur du sous-sol pour le chauffage et la climatisation des bâtiments.
Accélérer la rénovation énergétique globale
Au-delà des passoires thermiques, un effort général sur la rénovation énergétique de l'ensemble du parc immobilier niçois serait engagé. Cela inclut les bâtiments publics, les logements sociaux et les copropriétés privées. L'objectif est de faire de Nice une ville pionnière en matière d'autonomie énergétique.
En garantissant des débouchés locaux pour les entreprises du secteur, cette initiative vise aussi à stimuler l'économie et à créer des emplois durables dans la région. La ville de Nice pourrait ainsi devenir un modèle pour d'autres grandes métropoles françaises confrontées aux mêmes défis énergétiques et climatiques.





